Quand la communication freine les relations interpersonnelles - Frédéric Belley

Quand la communication freine les relations interpersonnelles

 Une histoire à raconter

Je dois toujours remettre les choses en perspective dans ma tête. Pour moi, communiquer efficacement est très difficile. Mon ego prend trop souvent le dessus ou je me ferme comme une huître.  Je dois choisir de changer quelque chose dans ma manière de communiquer avec les autres.  Pourquoi la communication freine-t-elle les relations interpersonnelles?

Je veux m’investir dans une démarche et devenir une personne motivée à la poursuite de ses rêves.  Cette démarche, je me l’impose pour moi et ceux que j’aime.  Je dois me mettre en danger pour évoluer et je veux le faire, mais c’est une situation très difficile pour moi. Je dois sortir de mon cadre habituel.

C'est gratuit

Le petit guide de la communication efficace est le meilleur chemin entre toi et les autres.  C'est l'essentiel de tout ce qu'il faut savoir pour devenir un communicateur efficace.

1-Phase de questionnement

Pour devenir un meilleur communicateur, je dois choisir dès maintenant de m’investir personnellement et surtout émotionnellement. Est-ce que je désire vraiment vivre autrement, être autrement, penser autrement ? Est-ce que j’ai d’autres choix mis à part celui de rester dans le confort de ma vie actuelle ? Aujourd’hui est le point de départ vers quelque chose de vrai. Je ne peux plus passer à côté.

Si cela te dit quelque chose, je peux t’aider à améliorer quelques facettes de ta vie et tu deviendras meilleur dans tes échanges interpersonnels avec les autres tant au plan personnel que professionnel.

2-Phase de réalisation

J’ai pris beaucoup de temps pour écrire ce texte.  Il ne prend pas la forme habituelle.  C’est un mélange entre la réalité et la fiction.  Énormément de réflexion, beaucoup de lectures utiles et inutiles et bien sûr trop de théorie, trop de matière… je devais me concentrer sur l’essentiel. Je devais plonger tête première et m’abandonner sans me censurer. Faire quelque chose pour moi, à moi de moi, et ce, même si je devais déterrer quelques squelettes de mon placard que j’aurais voulu pour toujours oublier. Plus facile à dire qu’à faire. Voilà où j’en suis.  Et comme ça prend un point de départ, commençons avec une petite histoire.

Histoire semi-fictive

Une journée comme les autres

 

Le matin, quand l’heure est venue pour toi de faire ce pour quoi tu as été programmé, il te reste quand même, souvent, quelques secondes où tu peux prendre le temps de réfléchir sur toi-même et conclure, à entendre les grandes lamentations de tes bourreaux, qu’il est malheureusement le temps de te lever. Ton café matinal est ton seul réconfort. Puis, quand ta progéniture quitte le nid  pour corrompre ses autres victimes journalières, tu te laisses tomber sur une chaise pour finir ton nectar à base de caféine passablement refroidi en repensant à ce qui a éclairé ta nuit. Pourtant, la mémoire et les parties du cerveau qui travaillent pendant cette période de repos laissent l’imagination débordée dans des endroits souvent insoupçonnés. 

Ce qu’il y a de merveilleux dans les rêves, c’est l’inconfort ressenti au réveil. Tout cela était-il vrai?  Victoire ou déception? Un sentiment étrange qu’il y a un message qui se cache peut-être derrière. Est-ce que je peux vraiment me donner une raison de croire qu’il existe autre chose que ma vie de reclus de cette société du paraître et de l’éphémère?  Suis-je un faible?

La nuit dernière, j’avais une dent qui ne cessait de tomber. Intrigué par la signification de ce qui venait de se reproduire pour la énième fois et mal à l’aise à l’idée de découvrir quelque chose sur moi-même.  J’en venais à la conclusion que je devais laisser mes idées souvent farfelues à la même place que la plupart des gens qui m’entourent.  Aux oubliettes!  

Une petite analyse

J’étais cependant convaincu qu’on tentait de me transmettre…un message. Je consulte donc Internet dans l’espoir de trouver une réponse. Je cherche dans Google la signification de mon rêve.  On me propose plusieurs sites.  Je prends le premier : www.dictionnaire-reve.com/.  Sur ce site, il y a un palmarès des rêves où le mot dent est quatrième.  Je ne suis pas seul à faire ce rêve, mais d’un autre côté j’ai très peur de savoir ce que je vais y découvrir.  Je clique donc sur le mot dent et j’attends le verdict. 

On m’annonce qu’il y a deux définitions.  Je consulte la première et je cherche quelque chose qui a un lien avec une dent qui tombe. Un peu plus loin, je trouve ceci caché au milieu de la définition : «Perdre ses dents est annonciateur d’une perte de vitalité et d’une déficience des moyens de défense et de survie, donc de virilité, notamment pour un homme».  Je reste sans voix, perdu, effondré…  Le mot qui tue. VIRILITÉ.  Je n’en reviens pas.  C’est quoi le lien avec les dents.  Et si j’avais perdu un bras, ce serait une perte de mobilité.  ÉviDENT.  Tiens un jeu de mots.  Ensuite,  je suis allé voir la deuxième définition pour me rassurer un peu. 

Je descends la page et je lis : «Interprétation numéro 2 pour le mot dent : tombante=mort.»  Là, je suis rassuré.

Le constat

On ne se doute pas des qualités thérapeutiques de la Toile. Tu commences par chercher une information pour répondre à un questionnement.  Tu veux trouver des réponses et tu te rends compte trois heures plus tard que tu tournes en rond.  Pourquoi? Je le sais et je le sens, mon état se dégrade à grande vitesse et je mets toujours un peu plus de baume sur la plaie de mon âme grâce à ce paradis virtuel. Je m’anesthésie au point de ne plus rien ressentir sur l’état dans lequel j’étais ce matin ainsi que sur celui dans lequel je suis depuis quelques jours, quelques mois et quelques années.

Toutefois, un questionnement persiste et gère ma vie depuis quelques années. La vie que je n’ai plus. C’est un ramassis de détours et de retours en arrière pour me retrouver dans l’inconfort d’une maison que je n’ai pas choisie, d’un travail que je n’aime plus et d’un contexte familial que je n’ai pas choisi.  Le retour de ma blonde qui revient de son congrès de trois jours et avec qui chaque conversation tourne en dispute me rappelle que je dois changer ma façon de communiquer avec elle.  Je m’éloigne pour ne pas faire face à mes peurs.

L’horloge indique qu’il est 16 heures et je réalise que mes enfants seront bientôt de retour de l’école. Rien n’avait bougé, le pot de confiture était toujours sur la table et j’étais replongé dans une angoisse existentielle incommensurable que je supporte de plus en plus mal.  

3-Phase d’analyse

Dans le petit récit que vous venez de lire, le personnage s’enferme lui-même dans sa tête parce qu’il a peur de la réaction qu’il va provoquer s’il communique de la même façon qu’il le fait habituellement.  La peur d’affronter les autres est souvent plus grande que cela ne l’est en réalité.  On a mis tellement de temps et d’énergie pour se construire un personnage que de changer pourrait être perçu comme une trahison.

L’image que je projette est un masque. Celui-ci peut malheureusement amener plusieurs d’entre nous à avoir des comportements qui ne sont pas en lien avec qui nous sommes réellement.  Je dois revenir sur terre dans l’ici et maintenant.  Je dois absolument être honnête et ne pas jouer un rôle.  Si le regard des autres devient la seule chose qui me préoccupe, je dois faire face au changement.

La résistance au changement

Pourquoi résister au changement?  Quelles sont les raisons qui poussent un individu à s’enfermer de manière systématique ? Dans le récit ci-dessus, on sent que le personnage résiste au changement.  Il préfère sa zone de confort parce que l’inconnu l’insécurise encore plus.  Il voit, même si de l’extérieur cela est faux, plus d’avantages que d’inconvénients à rester dans cette zone.

Combien de personnes vivent une telle situation?  Nous préférons rester dans le même modèle de communication que nous pratiquons au lieu de voir les bénéfices potentiels que le changement pourrait nous apporter.  Lorsque nous refusons le changement, nous décidons de rester avec les problèmes et les frustrations actuels.  Au fil du temps, il y a une augmentation des frustrations et un éclatement possible des relations interpersonnelles.

Parfois, cela peut nous obliger à prendre des décisions impopulaires que des personnes qui nous entourent depuis longtemps ne comprendront pas.  On parle ici de dissonance cognitive.  Toutes les personnes de notre entourage changent au fil des années.  Les idées partagées à une certaine époque ne sont tout simplement plus les mêmes.

“Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.”

«La dissonance cognitive, un concept introduit par le psychologue social Leon Festinger, est un état de tension ressenti par une personne en présence de cognitions (connaissances, opinions ou croyances) incompatibles entre elles.»(Source: http://www.psychomedia.qc.ca/lexique/definition/dissonance-cognitive  )

L’être humain évolue tout au long de sa vie.  Les croyances qu’on défendait à 20 ans ne sont parfois plus les mêmes à 50 ans.  Nous continuons d’apprendre constamment et nous le faisons tous à des vitesses différentes.  Nos opinions se modifient et tout ce qui nous semblait être une évidence devient tout à coup quelque chose de totalement illogique.

Il n’y a pas de sujets plus propices que d’autres, mais des sujets comme la religion et la politique sont de bons exemples.  Ces deux sujets peuvent facilement amener des tensions entre deux personnes.  Il se produit à ce moment-là une réaction de l’une des deux personnes.  Comme elle n’est pas capable d’admettre une opinion différente de la sienne, elle va prendre toutes sortes de moyens pour détruire l’argumentaire de l’autre.  Elle veut retrouver son équilibre.

Il y a un côté très émotif qui entre en jeu à cet instant.  Ce sont les valeurs de l’un contre les valeurs de l’autre.  Il n’y a pas de victoire dans cette lutte, seulement deux personnes qui ne peuvent pas admettre les opinions, les connaissances et les croyances nouvellement acquises.

Deux choix possibles

Le premier choix est d’éviter de parler du sujet qui a causé le conflit cognitif.  C’est par contre un jeu dangereux parce qu’en évitant certains sujets chauds, nous devenons l’ombre de nous-mêmes.  Une pâle copie sans goût et sans saveur.

Le deuxième choix est le plus difficile.  Il nécessite de continuer à être qui nous sommes au risque d’entraîner la rupture entre ces personnes.  C’est une situation qui peut être parfois définitive.

C’est plus difficile à assumer dans certaines situations, surtout lorsqu’il s’agit de la famille proche( père, mère, frère, soeur).  Lorsque les différences sont trop grandes, il n’est pas facile d’en arriver là.  C’est parfois le prix à payer pour sauver son intégrité et garder son estime de soi.

Conclusion

Dans ce qui vient d’être exposé, il ne semble pas y avoir de consensus. D’une part, si je reste dans mon coin et que j’endure la situation, je reste frustré.  D’autre part, si je communique le nouveau moi, il y a risque de rupture avec des personnes qui sont proches de moi et qui ne comprendront peut-être pas sur le moment ce qui se passe.

Elles chercheront des alliés à l’extérieur de la relation pour retrouver leur équilibre.  Ces alliés sont principalement là pour rassurer la personne dans ses convictions.  Ce ne sont pas des situations faciles à vivre à cause de la pression sociale.  Nous détestons les gens qui pensent différemment de la majorité.  C’est dérangeant.

La compréhension des relations interpersonnelles et les différents mécanismes de défense qui les entourent permettent de mieux cheminer dans le respect de l’autre.  Ce sont les différentes opinions qui créent le progrès et l’avancement.  Le statu quo est ce qui freine les relations satisfaisantes.  De plus, les frustrations augmentent au fil des jours et des années.

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