Les relations interpersonnelles Archives - Frédéric Belley

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2 démotivation

Comment éviter la démotivation au travail ?

Beaucoup de personnes parmi nous avons un jour ou l’autre rencontré un patron qui n’écoute pas. L’absence d’écoute est frustrante et contribue à la démotivation.   De plus, cela nuit énormément à la productivité et réduit le rendement des salariés.

Une personne en autorité qui n’écoute pas décide consciemment ou inconsciemment de ne pas être disponible pour écouter les idées des autres. Elle tient à son message et elle considère qu’il est légitime, à cause de son statut hiérarchique, de le faire de cette façon.

La démotivation

La première chose qu’il est facile d’observer est une démotivation contagieuse. Les employés se parlent entre eux et cela affecte le rendement. 

Les effets sur la démotivation sont réels et affectent toutes les personnes qui gravitent autour de ce patron. L’exemple que je donne ici touche principalement la relation hiérarchique patron-employé, mais elle peut aussi être appliquée dans toutes les relations interpersonnelles. 

Même si la démotivation est l’un des premiers effets observables, plusieurs autres facteurs attirent aussi mon attention. La confiance en soi, l’absentéisme, la mauvaise humeur sont de très bons exemples des effets observables au quotidien.

Les pertes que cela engendre sont majeures autant pour l’employé que pour l’entreprise. La personne devient moins efficace et cela a des répercussions dans toutes les sphères de sa vie personnelle et professionnelle. Celle-ci a moins le goût de s’investir dans son travail, dans sa vie familiale et dans ses relations interpersonnelles.   Le climat qu’elle crée autour d’elle est négatif. 

Les messages de détresse

 

démotivation

Pourtant, les messages de détresse des personnes qui nous entourent sont parfois très clairs. Celles-ci ne reçoivent tout simplement pas l’écoute nécessaire. Une écoute qui doit être réconfortante et sans jugement.

Un collègue à moi s’est un jour exprimé librement à son patron suite à ce qu’il vivait au quotidien dans son travail.   Il n’a pas eu l’écoute qu’il désirait. Le patron lui a plutôt donné des conseils sur ce qu’il devait faire pour régler la situation. 

Mon collègue aurait préféré sentir qu’il avait été entendu, sentir de la compréhension et sentir de la compassion. À la place, il était frustré et il s’est senti complètement incompris. Il s’est promis de ne plus jamais s’exprimer de la sorte.

L’incapacité à écouter les personnes de notre entourage est une tendance bien réelle. Cependant, le manque d’écoute est pour moi un point majeur qui a un effet sur la productivité et éventuellement l’absentéisme au travail. Selon une étude du Conference Board du Canada publié en 2013, l’absentéisme occasionne des pertes de plus de 16 milliards de dollars par année. 

http://www.conferenceboard.ca/press/newsrelease/13-09-23/les_employés_absents_coûtent_des_milliards_à_l_économie_canadienne.aspx

Écoute et absentéisme

Je trouve assez bizarre qu’aucun lien ne soit fait entre ces deux problèmes. Je ne sais pas pourquoi l’on considère que l’écoute est quelque chose d’acquis. Le monde du travail a énormément évolué.  De très nombreuses lois encadrent désormais les relations entre les individus.  Nous gravitons donc tous dans un milieu supposément évolué. 

Pourtant, ce que j’observe dans mon quotidien est tout à fait le contraire. C’est la loi de la jungle. Marche ou crève. Le système en place exerce une pression sur chaque individu, peu importe son niveau hiérarchique. 

C’est un monde individualiste qui sert très bien les valeurs des plus haut placés. En centrant les individus sur eux-mêmes, il est plus facile de contrôler la pensée et les agissements de la plupart des individus d’un groupe. 

Avez-vous dit transparence?

Dans cette prétendue transparence, il est très facile de berner la majorité d’entre nous qui voulons nous fondre dans la masse. Malheureusement, lorsque les événements nous rattrapent, il n’existe pas beaucoup de portes de sortie. 

La pression sociale exercée sur chaque individu est énorme. À ce moment précis, nous avons tendance à nous conformer de peur de perdre le confort ou l’impression de confort que nous avons mis beaucoup de temps à acquérir. 

Je pense qu’il ne faut pas attendre un signe physique (maladie) ou un signe psychologique (stress, angoisse, anxiété) avant de réagir. Parfois, il est trop tard et les dommages sur l’individu sont irréversibles (crise cardiaque, anxiété généralisée, etc.).

C’est une véritable industrie de la maladie qui nous entoure. Il n’y a pas beaucoup de manières différentes de voir les choses. Si tu ne penses pas comme la majorité, il y a de fortes chances d’être marginalisé. 

La peur s’installe et la personne n’a pas beaucoup d’alternatives. Elle doit se conformer ou affronter la situation au risque de perdre des amis et peut-être même son travail. 

Je sais ce que je viens de faire. Cela s’appelle un sophisme. Quand tu donnes un choix entre deux choses dans un questionnement aussi complexe, c’est un manque d’honnêteté intellectuelle. 

Je vous invite ici à réfléchir à ce qui est acceptable pour un être humain digne de ce nom. Pour y arriver, je vous propose deux comportements que les gens autour de vous manifestent et un trait psychologique qui aide à faire adhérer un grand nombre de personnes à des idées.

La manipulation au service de tous

Chaque jour, je peux observer autour de moi de la manipulation. C’est un système très présent et qui sert très bien l’adhésion de la majorité à des idées ou aux orientations de l’entreprise.

1. Les sophismes du faux dilemme et de l’appel à la popularité

J’ai déjà abordé les sophismes dans un autre article ici :

https://fredericbelley.com/sophismes-et-manipulation/

Le sophisme du faux dilemme consiste à mettre notre interlocuteur face à deux seules possibilités. Il n’y a que deux solutions. Dans cette logique, les personnes qui font face à un choix vont naturellement faire celui de la majorité. 

La personne en face d’elle n’a qu’à faire un appel à la popularité et l’affaire est jouée. Vous n’avez qu’à écouter les radios populistes et vous serez à même d’observer par vous-même la surutilisation de ces deux sophismes.

La personne se retrouve à faire un choix bien malgré elle et ceux-ci sont totalement insatisfaisant. L’accumulation tout au long de la vie finit par générer un grand nombre de frustrations. 

Dans mon milieu de travail, j’ai souvent observé des collègues prendre leur retraite dans l’amertume. Le corps rongé par le stress, plusieurs sont déjà malades sans le savoir.   Une fois que le stress chronique s’arrête, les petits ou les gros bobos sortent au grand jour.

Observez autour de vous les retraites longues et heureuses, il me semble que c’est de plus en plus rare. Si la finalité est toujours la même, nous sommes en droit de nous poser quelques questions et de donner un sens réel à ce que nous faisons.

2. Le biais de confirmation

C’est une question qui a beaucoup été étudiée en psychologie. Au départ, une expérience a été menée par le psychologue britannique Peter Wason (1924-2003) qui a fait un test sur les hypothèses. 

Lors de cette expérience, il s’est aperçu que les candidats recherchaient principalement des résultats positifs pour confirmer ce qu’il croyait déjà au départ. Le cerveau choisit donc de la manière la plus positive possible une confirmation des croyances qu’il a déjà. 

Ce qui est le plus étonnant, c’est que nous sommes la plupart du temps sur le pilote automatique. Notre cerveau sélectionne les informations qui confirment nos croyances. Nous sommes des robots et nous préférons cette sécurité qui nous réconforte dans notre manière d’être.

Un article démontrant comment notre inconscient nous gère :

https://fredericbelley.com/inconscient

L’heure des choix

Le biais de confirmation consiste à ne choisir que les informations qui sont en lien avec nos croyances. Nous accordons donc plus d’importance à certaines informations au détriment de celles qui amènent un individu à changer d’opinion. Ces choix viennent confirmer nos idées préconçues et nos hypothèses sans qu’on tienne compte nécessairement de la véracité des nouvelles informations obtenues. 

Plus la question est de nature affective ou en lien avec nos croyances, plus nous allons tout faire pour ne garder que les informations qui la confirment.

Ce qui me questionne le plus, c’est cette tendance à rejeter les idées nouvelles au profit d’un faux sentiment de sécurité. Le système exerce une pression de plus en plus grande sur chaque individu.  J’en viens à penser qu’une partie de nos réactions résulte d’un mécanisme de protection.

Une réflexion plus profonde m’amère à penser que le monde dans lequel nous vivons cherche à contrôler la manière d’assumer nos propres choix. En laissant mon pouvoir aux autres, je choisis d’être un robot au service de personnes qui sont elles-mêmes manipulées par leur supérieur.

En guise de conclusion

Il faut juste se rappeler que chacun d’entre nous, comme travailleur, prêtons notre temps et notre savoir-faire en échange d’une rémunération. Les limites de cette relation doivent être établies dès le départ. C’est dans la nature humaine de vouloir s’approprier du pouvoir. Il faut faire très attention pour ne pas créer de précédent et ainsi changer le rapport de force entre le patron et le salarié. C’est la responsabilité de chacun. 

Chaque accommodement tourne presque toujours contre le subalterne. Ce nouvel équilibre se fait ensuite sentir chez les autres membres de l’équipe.

C’est la manière d’être et de se comporter qui influence positivement ou négativement les relations. Comme je l’ai dit précédemment, l’utilisation des sophismes emprisonne l’individu et il ne trouve plus de moyens pour s’en sortir. 

inconscient

5 clés pour déjouer mon inconscient qui me joue des tours

Depuis quelque temps, j’essaie d’avoir des moments de conscience toujours un peu plus long et je m’aperçois que malgré mes efforts, je n’y arrive pas. Je passe à travers ma vie en étant totalement inconscient. Je suis sur le pilote automatique et celui-ci refuse de me céder sa place.

Ce qu’il faut savoir, c’est que cet état quasi permanent contrôle notre vie. Selon les recherches en neurosciences: plus de 90% de nos actions quotidiennes seraient inconscientes. C’est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Ce sont donc 5% à 10% de nos activités cognitives (décisions, émotions, actions, comportements) qui sont conscients.

Les bons côtés

Le fait de fonctionner en mode automatique nous permet d’être beaucoup plus rapide dans nos actions/réactions. Vous n’avez qu’à repenser à la première fois où vous avez fait de la bicyclette. Imaginez le nombre d’actions conscientes que cela vous a demandé! Il faut maintenir l’équilibre en ajustant constamment la direction tout en pédalant. Les premières fois, c’est très difficile. 

Par la suite, notre inconscient prend le relais et nous pouvons facilement avancer et discuter avec nos amis en même temps. Si jamais un obstacle se présente, sans même prendre le temps d’y réfléchir, nous contournons l’objet. Il faut juste essayer d’imaginer le même temps de réaction si nous devions le faire dans le conscient.

  1. Identifier l’obstacle pour savoir si je freine ou si je le contourne.
  2. Demander à mes bras de tourner le guidon vers la gauche, puis vers la droite.
  3. Appliquer les freins
  4. Etc.

Comme vous pouvez le constater, le temps de faire tout cela ne nous aurait pas laissé assez de temps pour éviter l’obstacle. C’est pourquoi il est facile lorsque nous maîtrisons une compétence d’éviter l’obstacle sans trop y penser. Cela nous évite de fâcheux accidents qui peuvent avoir des conséquences plus ou moins graves.

Mes expériences personnelles

C’est un peu ce qui m’a amené sur cette piste de l’inconscient. Il y a deux choses que je fais en totale inconscience qui me troublent à chaque fois.

La conduite automobile

La première se produit de temps en temps au volant de ma voiture. Je vais d’un point A à un point B et je ne me rappelle aucunement du trajet entre les deux. J’étais en train d’écouter la radio et c’est mon inconscient qui m’a ramené à la maison.  J’étais sur le pilote automatique.  Rendu à destination, j’étais incapable de me rappeler du trajet.

Anecdote

Quand j’ai commencé à conduire, un ami à moi disait constamment la chose suivante: si tu hésites, n’y va pas. Je comprends maintenant ce que cela voulait dire. Si tu ramènes la décision d’y aller ou pas dans ton conscient, tu vas peut-être créer un accident à cause de la prise de décision qui sera plus longue. Ce sont des mots qui prennent tout leur sens maintenant.

Est-ce que je suis TDA?

La deuxième situation me fait beaucoup réfléchir à cause de sa durée dans le temps qui est courte. Je suis chansonnier et certains soirs, lorsque je suis en train de jouer, il m’arrive de faire des chansons en étant totalement dans l’inconscient.

Je joue de la guitare et je chante par dessus une trame sonore.  Puis mon attention est attirée ailleurs, je commence à regarder le match de hockey.   Tout à coup arrive la fin de la chanson.  Je constate à ce moment-là que j’ai fait la chanson sans jamais avoir été conscient de ce que je faisais.  Pourtant, je jouais de la guitare et je chantais.  C’est une sensation assez bizarre.

Voici pourquoi c’est utile

«L’éducation est l’art de faire passer le conscient dans l’inconscient.»

Gustave Le Bon

C’est utile entre autres pour tout ce qui touche l’apprentissage.  La citation ci-dessus le démontre très bien.  La première fois que nous apprenons quelque chose, c’est souvent très difficile.  Il faut y mettre le temps nécessaire et surtout recommencer, recommencer et recommencer.

Cette difficulté va varier selon les individus.  La persévérance, nécessaire à toute réussite, est essentielle pour bien encoder les nouvelles connaissances pour que le cerveau soit capable, par la suite, d’exécuter la tâche apprise précédemment en pilote automatique. 

Une petite défaillance (un oubli, une information erronée, un raccourci pour ne pas expliquer maintenant un concept difficile, etc.) va nécessairement entraîner des ratés dans l’exécution d’une compétence.   C’est pourquoi il est très important de porter une attention consciente lorsque nous sommes en situation d’apprentissage.

Les mauvais côtés

Après ce que je viens de dire, il peut être un peu difficile de voir les mauvais côtés de notre inconscient.  Ceux-ci sont pourtant pour moi bien réels.  La première observation qui me vient en tête touche justement l’apprentissage. 

Prenons l’exemple d’une élève dans une classe de français.  Elle écoute attentivement les explications de l’enseignant concernant la règle des participes passés avec avoir et elle réussit par la suite parfaitement les exercices sur cette règle.

Trois jours plus tard, l’enseignant donne une dictée sur les participes passés avec avoir.  La même élève fait la dictée comme à son habitude même si l’enseignant a mentionné avant la dictée de faire attention à ces participes que tout le monde a pratiqués.

Cette élève fait la dictée et par automatisme, elle ajoute un «e» dans la phrase suivante: «Julie a mangée une pomme».  Pour son plus grand malheur, son enseignant du primaire lui avait dit de mettre un «e» dans cette situation parce que c’est une fille.  C’est cette information que le cerveau redonne automatiquement puisque c’est cette information qui est encodée dans l’inconscient.  Comme le participe passé avec avoir ne fait pas partie du programme du primaire, l’enseignant a tout simplement pris un raccourci pour ne pas expliquer la vraie règle.

Cette élève ne sait pas ce que l’enseignant a fait et répète par automatisme cette erreur.  Par la suite, c’est un travail assez difficile pour cette élève de corriger cette information erronée.  Il faut repasser par le conscient dans une situation réelle d’écriture et répéter pour défaire ce qu’elle fait sans même y penser.  C’est extrêmement difficile à réaliser.

Le répondeur automatique

Une des situations qui m’arrivent assez souvent est de répondre à une question en pilote automatique.  C’est comme si mon cerveau n’avait pas le temps d’attendre.  Il se dit: «De la marde, je réponds et on verra par la suite si ça passe».  Malheureusement pour moi, la réponse n’est généralement pas en lien avec la question.

Dans la vie de tous les jours, cela amène des quiproquos qui peuvent être drôles parfois.  Si vous portez attention autour de vous, elles font partie intégrante des relations interpersonnelles.

La relation de couple

Dans une relation de couple, cela peut entraîner, par contre, des frictions qui laissent le partenaire insatisfait de l’écoute qu’il ou elle reçoit.  La personne ne se sent pas écoutée et cette situation va nécessairement détériorer la relation.  C’est plus facile à dire qu’à faire.  Parfois, même avec la meilleure volonté du monde, une personne sera incapable de répondre de manière satisfaisante à sa ou son partenaire. 

Plusieurs liens peuvent être faits avec des troubles émotionnels qui empêchent la personne de vraiment s’investir dans la relation.  Il y a tellement de pistes à explorer.  L’une de ces pistes pour moi se trouve dans cet article que j’ai écrit précédemment: https://fredericbelley.com/alexithymie

Pour conclure

Le sujet est très vaste et je suis conscient (mauvais jeu de mots!) que je ne fais que l’effleurer à partir de mes observations personnelles sur l’inconscient.  Ce qu’il faut savoir, c’est que les neurosciences, dans les vingt dernières années, ont beaucoup étudié le sujet.

Même si Freud et Jung ont mis les bases chacun à leur manière, il m’apparaît évident que la compréhension du fonctionnement du conscient et de l’inconscient ne fait que commencer.

Cinq points clés à retenir

  1. Un inconscient, ça se reprogramme
  2. Il faut mettre à l’épreuve vos connaissances
  3. C’est votre responsabilité de désactiver le pilote automatique
  4. Le doute est l’allié de vos certitudes
  5. Pratiquer l’écoute active et consciente est très utile afin d’éviter les quiproquos 

Voici un article sur l’écoute active: https://fredericbelley.com/ecoute-active-et-productivite/

2 Trouble émotionnel

Alexithymie: jai un trouble émotionnel et je viens de l’apprendre

Cette semaine, j’ai fait une découverte majeure sur moi-même. Le pire, c’est que nous sommes selon les études près de 15 % de la population à souffrir en silence de ce mal et à être dans cet état. J’ai un trouble émotionnel qui me pourrit la vie depuis mon enfance. L’alexithymie. Whouhaou !

Dans mon cas, le paradoxe est très intéressant. Je suis attiré par tout ce qui touche les relations interpersonnelles, la communication, les différents facteurs de stress, etc., et malgré cela, je suis incapable de communiquer de manière satisfaisante avec mon entourage. Normalement, je devrais plutôt chercher à m’éloigner de tous ses sujets.

Alexithymie

Dans ma recherche, j’ai découvert qu’il y a plusieurs causes et conséquences sur les individus. Sur le site https://psychotherapie.ooreka.fr/astuce/voir/573675/alexithymie, on dit que c’est une incapacité à exprimer ses émotions. Les hommes seraient les plus touchés. Quelle surprise !

Voici les quatre composantes identifiées sur ce site :

  • Une incapacité à reconnaître, identifier et exprimer verbalement ses propres émotions.
  • Une vie imaginaire très limitée, notamment l’aptitude à la rêverie diurne.
  • Une tendance à recourir à l’action pour éviter ou résoudre les conflits.
  • Une description verbale pauvre, stéréotypée, répétitive et basée uniquement sur des faits ainsi qu’une incapacité à décrire les situations abstraites ou fantasmées.

Résultat de mon test

Alexithymie

Alexithymie

Un test a été développé pour permettre d’identifier si vous faites partie de ces gens qui ont l’impression d’être dans un monde un peu irréel. Comme tout le monde, je suis attiré par ce genre de test. Je ne suis certainement pas le seul qui veut vérifier s’il est normal.

J’ai été complètement étonné des résultats. Je pense que je n’en reviens pas encore. Il y avait certaines phrases qui semblaient tout droit sorties de la bouche de mon entourage.

Quelque exemples

Voici quelques exemples de phrases qui proviennent du test qui s’appelle TAS-20 sur le site : http://www.alexithymia.us/test-alex.html

  • Les gens me disent que je n’écoute pas leurs sentiments correctement, alors qu’en fait je fais tout mon possible pour comprendre ce qu’ils disent
  • Les amis ont indiqué, d’une manière ou d’une autre, que je suis plus dans ma tête que dans mon cœur.
  • Je n’aime pas les suppositions constantes des gens que je devrais comprendre ou deviner leurs besoins… c’est comme s’ils voulaient que je lise dans leurs pensées !

C’est pas la joie

La dernière c’est ma préférée. Je ne sais pas combien de fois dans ma vie je l’ai entendue. Bref, en répondant le plus honnêtement possible à ce questionnaire, j’ai obtenu 164 points sur 185. Cela veut dire que j’ai des traits alexithymiques élevés.

Bon, vous allez me dire que ce n’est qu’un test parmi d’autres dans Internet. Pourtant les études sur ce sujet sont tout à fait sérieuses. 

J’ai personnellement trouvé que 15 % de la population était un pourcentage élevé. En me penchant sur les causes possibles, j’ai tout de suite fait beaucoup de liens avec des événements importants comme la mort de mon père lorsque j’avais 11 ans. 

Ce sont les réactions de l’entourage par la suite qui ont laissé pour ma part des traces permanentes que je ne soupçonnais pas jusqu’à maintenant. J’ai construit un mur entre moi et les autres (Another Brick in the Wall). 

Les causes possibles

Les personnes ont tendance à être dépendantes ou à s’isoler des autres. Les événements marquants de la vie sont aussi responsables de cet état. Les relations inadéquates avec les parents pendant l’enfance, les familles autoritaires, une séparation peuvent aussi être responsables de l’apparition de traits alexithymiques.

La littérature sur le sujet identifie plusieurs causes possibles :

• Anxiété

• Attaque de panique

• Autisme

• Dépression majeure

• Trouble de la personnalité limite

• Trouble de la personnalité narcissique

• Le syndrome de stress post-traumatique

• Schizophrénie

• Le syndrome d’Asperger

C’est sans doute la raison qui explique que près de 15 % de la population manifeste des traits plus ou moins élevés selon les individus. 

Les conséquences possibles

  • Conséquences psychologiques

 

Il est important ici de distinguer les cas qui touchent les troubles du spectre de l’autisme (TSA), la schizophrénie, etc., et les troubles qui se manifestent en réponse à un événement marquant de la vie. 

Ce qu’il faut savoir c’est que les personnes qui ont ces traits ne s’en rendent pas toujours compte. Elles croient être normales. Certains ont développé une grande dépendance affective et cela les rend incapables de vivre une vie normale. Les autres s’isolent dans leur tête et communiquent difficilement leurs émotions et leurs humeurs.

  • Conséquences physiques

 

Il apparaît évident que les conséquences physiques sont très difficiles à observer pour le commun des mortels. Il y a d’autres causes qui ont les mêmes conséquences.

Voici quelques troubles psychosomatiques physiques que vous pouvez observer :

  • Affections gastro-intestinales
  • Hypertension
  • Dysfonctionnement sexuel

Conclusion

J’ai fait passer le test à mon entourage et les résultats étaient complètement hallucinants. Les personnes proches de moi sont totalement à l’opposé avec des résultats bien en bas de cent points. 

Vous pouvez facilement imaginer les situations explosives que cela crée parfois. Il y a quand même des choses positives qui sont ressorties de la découverte de ce trouble émotionnel. Mes proches comprennent maintenant que le fait de ne pas exprimer mes émotions est le résultat, après analyse, d’un choc post-traumatique. 

Il peut être difficile d’identifier les symptômes. Dans la société actuelle qui est très individualiste, rencontrer quelqu’un qui laisse paraître des traits alexithymiques est très facile à trouver. Il faut cependant faire attention de ne pas confondre l’alexithymie avec la réalité nouvelle de la vie en société. 

Une prise de conscience

Je ne pense pas que c’est à l’entourage d’un individu de poser un diagnostic. Dans cet article, je ne parle que de traits qui m’ont permis de faire une prise de conscience par rapport à des comportements que j’ai depuis plusieurs années. C’est souvent dans mes relations avec les autres où j’ai pu observer mon malaise.

Pour conclure, il faut juste se rappeler que l’alexithymie est une difficulté à exprimer ses émotions. Être conscient de ce phénomène ne peut qu’améliorer vos relations interpersonnelles.

biais de confirmation

2 moyens de déjouer son propre cerveau!

Merde ! je suis hypocondriaque docteur ! Est-ce que je vais guérir ? C’est sans aucun doute une situation que vous vivez, que vous avez déjà vécue ou que vous avez déjà vue. Fabulation, bulle au cerveau. Pourquoi mon cerveau me joue-t-il des tours ?

Voici un petit récit vécu qui va vous permettre de comprendre ce que je veux dire : un jour en allant à la toilette, je remarque que quelque chose n’est pas normal, l’eau est colorée de rouge. Je deviens tout à coup très inquiet. Je commence à imaginer plein de scénarios catastrophes. Il faut absolument que je me rassure sur la nature de ce qui m’arrive. Cela ne peut pas être aussi grave que je le pense. Laissant ma peur de côté quelques instants, je prends mon courage à deux mains et je consulte mon ami Google. 

Je tape ceci : « Sang dans les selles ». Je scrute attentivement les premiers résultats. Le diagnostic est sans équivoque. J’ai le cancer du côlon. Pendant près d’une heure, je consulte plusieurs dizaines de sites Internet qui disent tous la même chose. En fermant l’ordinateur, je suis complètement démoli. Le pire est arrivé, je suis cancéreux. 

Quelque jours plus tard

Je laisse passer quelques jours pour mieux digérer la nouvelle. Un petit hamster tourne continuellement dans ma tête. Il faut que j’annonce la nouvelle à ma copine. J’espère qu’elle va bien le prendre. N’écoutant que mon courage, je lui dis…

Bon, je sais que ce n’est sûrement pas très cool pour vous, mais le punch est à la fin du texte. Continuez la lecture jusqu’au bout ! Voyons plutôt ce qu’il s’est passé dans ma tête et comment j’aurais pu mieux gérer le tout.

Le biais de confirmation

Merci d’être encore là ! Bon, il faut absolument que je vous explique deux ou trois choses pour comprendre le processus. Sur le site https://psychologenie.com/confirmation-bias-explained-with-examples, on dit que le biais de confirmation est un biais cognitif qui pousse les êtres humains à se concentrer sur des informations qui soutiennent leurs croyances. En négligeant les autres informations, ils laissent de côté les avis qui vont à l’encontre de leurs croyances.

Ce qu’il faut comprendre dans l’exemple que je donne, c’est que j’ai fait une recherche pour confirmer ce que j’avais déjà diagnostiqué au départ. Un cancer. J’ai donné énormément de valeur aux informations qui confirmaient mon hypothèse. J’ai laissé sans le savoir de côté toutes les informations qui auraient pu la contredire.

C’est le psychologue britannique Peter Wason (1924-2003) qui a mené un test sur les hypothèses. Lors de cette expérience, il s’est aperçu que les candidats recherchaient principalement des résultats positifs pour confirmer ce qu’il croyait déjà au départ. Le cerveau choisit donc les informations qui confirment positivement les croyances qu’ils avaient déjà.

Le plus grand des malheurs pour nous, c’est qu’il est très difficile de déjouer le biais de confirmation. Pour y arriver, il faudrait réaliser que notre démarche intellectuelle est erronée. C’est contre nature. Cela reviendrait à réaliser que nous sommes illogiques et irrationnels. Tout à coup, la réalité apparaîtrait, sans doute par magie, pour nous révéler la vérité. 

Voici deux moyens

Dans l’article « Comment avoir moins souvent tort », l’auteur donne deux moyens qui ne sont pas nécessairement faciles à appliquer. C’est un entraînement de tous les jours qui peut vous permettre de vous approcher de la vérité. 

L’article complet se trouve ici : https://revue-progressistes.org/2016/07/02/comment-avoir-moins-souvent-tort-le-biais-de-confirmation-par-nicolas-gauvrit/

Le moyen #1

Il faut éviter de chercher à confirmer nos croyances. Plus facile à dire qu’à faire. Une situation se présente comme l’exemple que je vous ai donné plus haut et vous devez réagir. Que faites-vous ? Voici deux choses qu’il ne faut surtout pas faire.

  1. Il ne faut pas consulter Google. Sur Internet, il y a beaucoup d’informations et vous n’avez pas dans une telle situation la capacité à discriminer les bonnes des mauvaises.
  2. Il faut éviter les forums de discussion sur le sujet. La plupart des personnes sur ces sites ont le même problème que vous. Cela ne va que confirmer votre hypothèse. C’est une très mauvaise idée.   Même si le site est sérieux comme https://www.passeportsante.net, vous n’aurez pas l’objectivité nécessaire.

Si j’agis exactement comme je l’ai fait, il se peut que j’augmente mon anxiété pour un moment. Si vous êtes une personne anxieuse, cela va nécessairement aggraver votre état.

Le moyen #2

Au lieu de chercher à confirmer nos croyances, il faut les tester. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? C’est sortir de notre zone de confort et oser valider nos croyances auprès de groupes ou de personnes qui ne partagent pas les mêmes idées que moi. C’est prendre le risque d’être mal reçu, mal compris ou mal interprété. Ce n’est pas un chemin facile, mais il y a plusieurs raisons de chercher ailleurs la validation de ses idées.

La première raison est que vous avez peur de vous faire dire vos quatre vérités. Tout votre système de croyances risque d’être mis à rude épreuve. Ce qui est très paradoxal et très difficile à réaliser, c’est que vous allez devoir être objectif par rapport aux informations nouvelles et objectif par rapport aux informations que vous déteniez au départ. 

Le plus drôle dans tout cela, c’est que jusqu’à maintenant vous avez toujours cru que vous étiez objectif. C’est qu’en cherchant à confirmer votre hypothèse, vous avez sélectionné sans vous en apercevoir les informations qui confirmaient votre croyance de départ. 

La deuxième raison est la peur du rejet. C’est beaucoup plus facile de partager les idées de personnes qui pensent comme nous; ou pour nous de s’ajuster à leur pensée. Il n’y a pas de risque de rejet puisque toutes les personnes du groupe pensent la même chose ou finissent par penser la même chose pour ne pas être rejetées. 

Si dans les personnes ou les groupes d’amis que vous fréquentez, il y a en certains qui osent de temps à autre émettre une idée contraire, soyez assuré qu’une ou des personnes se chargeront de les remettre tout de suite à l’ordre. 

La troisième raison est que notre cerveau n’aime pas être en dissonance cognitive. Dans un article précédent, j’explique un peu pourquoi notre cerveau n’aime pas cela. C’est la recherche constante de tous les systèmes de notre corps qui recherchent l’équilibre (homéostasie). C’est Festinger (1957) qui l’affirme.

Voici la référence de mon article sur le sujet : https://fredericbelley.com/resoudre-ses-conflits-interieurs/

Lorsqu’on attaque nos valeurs, il se peut que l’objectivité en prenne un coup. Dans ce cas particulier, l’individu se referme comme une huître et malheureusement, il n’y a pas beaucoup de chances de pouvoir modifier une croyance.

Fin de ma petite histoire

N’écoutant que mon courage, je lui dis :

« — Écoute chérie, j’ai quelque chose à te dire. Ça fait plusieurs jours que ça me tourne dans la tête. J’ai le cancer du côlon.

Elle me répond : — T’es ben épais ! T’as mangé un pot complet de betteraves ! C’est normal ce qui t’arrive, ça colore les selles. »

Conclusion

Je ne peux pas vous dire comment je me suis senti ridicule. Mon exemple arrive constamment aux personnes hypocondriaques. C’est vraiment intéressant de prendre conscience de ce mécanisme du cerveau. Dans beaucoup de situations de la vie de tous les jours, les êtres humains sont en recherche de la vérité. Il faut juste trouver les bons moyens de déjouer notre cerveau.

Il serait souhaitable qu’un jour l’être humain soit capable de déjouer les biais cognitifs. D’ici là, il faut s’équiper le mieux possible et rester ouvert face aux idées différentes de la nôtre. 

Les sophismes au service de la manipulation

« Le blanc et le noir, il y en a marre. Le gris, il n’y a que ça d’humain. »

Les Cerfs-volants (1980) de Roman Kacew, dit Romain Gary

Avez-vous remarqué que lorsqu’une personne manque d’arguments, elle va vous attaquer au lieu de vos propos.  Par la suite, elle croira avoir eu le dessus sur vous. Cela s’appelle un sophisme.

Sur Wikipédia on dit: «un sophisme est une argumentation à la logique fallacieuse. C’est un raisonnement qui cherche à paraître rigoureux mais qui n’est en réalité pas valide au sens de la logique (quand bien même sa conclusion serait pourtant la « vraie »).»

Voici une liste non-exhaustive des sophismes:

Sophisme

Exemple

La généralisation hâtive

Tous les patrons sont des crétins: je le sais, j’en connais plusieurs

La caricature

Si j’écoutais mon père, je porterais mon casque protecteur même pour dormir !

Le faux dilemme

Dans une partie de hockey un entraineur dit : « Soit nous acceptons ces nouvelles règles, soit nous acceptons de perdre toutes nos parties par défaut. »

La pente fatale

« Aujourd’hui, tu remets un devoir mal fait ; demain, tu quitteras l’école ; et, ensuite, tu te retrouveras à la rue. »

L’attaque contre la personne

Comment Voltaire peut-il prétendre parler de l’égalité des Hommes alors qu’il avait inverti dans le commerce des esclaves.

Lien causal douteux

Au Canada, plus on trouve d’églises dans une ville, plus on y trouve de bars. Les croyants aiment l’alcool.

La double faute

J’ai peut-être triché, mais tu l’as fait aussi.

L’appel à la popularité

Buvez (ce que vous voulez), le breuvage le plus vendu au Canada

La fausse analogie

Pour le fonctionnement de la totalité du corps humain, certaines parties, comme l’appendice, sont négligeables. Il en va de même dans la société; certaines personnes sont moins importantes que d’autres. Elles sont conséquemment négligeables.

Le complot

Ce sont les compagnies d’antivirus qui mettent les virus sur Internet.

L’appel à l’autorité

J’ai demandé au Pape si Dieu existait et il m’a répondu “Oui.” Et c’est un expert en religion.

Loin de moi l’idée ici de vous faire un cours sur les sophismes, mais plutôt de vous signifier que cela existe. En fait, c’est une technique de manipulation qui est vieille comme le monde. En apparence logique, les sophismes sont présents et influencent chaque jour notre prise de décisions. 

Voici quelques sites que vous pouvez consulter pour parfaire vos connaissances.

  1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophisme
  2. http://www.rncreq.org/pdf/sophismes.pdf Petit document PDF très bien fait
  3. http://www.sophisme.com
  4. https://ecrpals.weebly.com/les-entraves-au-dialogue.html
  5. http://michelgermain.me/sophismes/liste-des-sophismes/
  6. http://pages.infinit.net/plotin11/sophismes.htm

Mon histoire avec les sophismes 

réseaux sociaux

Je vous raconte un événement qui m’est arrivé récemment. Mon patron demande à me rencontrer pour me parler de quelque chose d’important. Je me rends donc à son bureau ne sachant pas trop à quoi m’attendre. Il me dit alors qu’il a reçu plusieurs plaintes me concernant. Plusieurs personnes apparemment, pendant mes heures de travail, m’auraient surpris en train de consulter un site de rencontre. Je sursaute et je lui dis que je n’ai jamais fait ce qu’il me reproche.

C’est alors que la manipulation commence. Il m’informe qu’il y a au moins quatre personnes différentes qui lui ont rapporté les faits. Je réplique que cela est impossible. Il me dit que j’ai fréquenté le site Tinder. Je rétorque en mentionnant que je ne suis même pas abonné à ce site. Il me répond sans même vérifier que quatre personnes ne peuvent pas mentir et que cela est sans aucun doute vrai (appel à la popularité). Il ajoute ensuite qu’une de ces personnes ne peut pas mentir puisqu’elle est quelqu’un de haut placée et respectée. (appel à l’autorité). 

Le dénouement

Il était inconcevable pour lui que toutes ces personnes aient fait une erreur. Dans sa tête, elles ne pouvaient pas tenir le même discours et avoir tort. Il n’avait pourtant qu’à vérifier si j’étais vraiment abonné à Tinder pour vérifier les accusations et dissiper le préjudice à mon égard.

Malheureusement pour moi, mon patron est resté sur ses positions et cela m’a fait beaucoup réfléchir sur comment l’être humain se comporte généralement dans ces situations. De plus, imaginez le nombre de personnes qui subissent ce même traitement dans une seule journée. J’ai vécu une véritable désillusion face aux relations que j’entretenais avec celui-ci. Une vraie gifle au visage.

Rétablir les faits

« C’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison. »

 Coluche

J’écris cet article parce que je n’ai pas très bien réagi à la situation. J’ai tellement été choqué que je me suis enfermé dans un mutisme pendant plusieurs semaines. 

J’aurais dû expliquer à mon patron que son argumentation ne tenait pas la route. Qu’une majorité de personnes peut se tromper sur ce qu’elles croient être la vérité. Lorsque nous basons notre argumentation sur des ouï-dire parce que nous y accordons de la valeur, nous commettons une grave erreur qui peut avoir des conséquences néfastes et détruire la relation de confiance. 

Pour rétablir les faits, j’aurais aussi pu prendre un exemple pour lui démontrer le ridicule de son raisonnement (sophisme). Ainsi, j’aurai pu mentionner que ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’une majorité de personnes se trompent.  On n’a qu’à penser à l’ex-communion de Galilée de l’Église parce qu’il avait dit que la terre était ronde. J’aurais aussi pu prendre un exemple plus récent. 

Vous aurez compris ici que ce n’est pas parce qu’une majorité de personnes croient que cela est vrai qu’il est légitime d’accuser quelqu’un.

L’espace public

Si vous devenez de plus en plus attentif au propos des gens qui vous entourent, il sera plus facile pour vous de garder votre intégrité intacte. Avec l’avènement des réseaux sociaux, le procès commence souvent avant même que la personne ne soit accusée de quoi que ce soit. De là l’importance de toujours chercher à rétablir les faits et la vérité qui nous concernent. 

Commencez à analyser les commentaires dans les lignes ouvertes, dans le bas des articles sur Facebook. Vous allez vite vous apercevoir que les sophismes sont très souvent utilisés. C’est ce qui alimente l’espace public. 

Les sophismes sont présents chaque jour autour de nous. Cette manière de raisonner est un très bon truc de vendeur ou d’animateur de radio pour manipuler la pensée. Les enfants justifient souvent leur comportement de cette façon.

5 choses à retenir

  1. Les gens qui utilisent les sophismes le font souvent de manière inconsciente.
  2. Il faut absolument mettre de l’énergie pour recadrer la personne sur les faits et la vérité.
  3. C’est une très bonne idée de comprendre comment fonctionnent les sophismes. Il faut s’entrainer à les reconnaitre.
  4. Les gens qui utilisent le plus les sophismes ne sont pas au service de la vérité. Il cherche surtout à préserver leur intérêt personnel.
  5. Faites tout cela dans la douceur et restez concentré sur votre objectif de rétablir votre crédibilité.

Conclusion

« Si tu te couches, ils vont te piler dessus. Si tu restes debout et tu résistes, ils vont te haïr mais ils vont t’appeler monsieur »

Pierre Falardeau

Cette citation de Pierre Falardeau est peut-être prise hors de son contexte, mais elle a le mérite de démontrer toute l’importance d’être en recherche de la vérité. À chaque fois que tu te couches devant quelqu’un, tu laisses un peu de toi-même. 

Les sophismes sont des raccourcis intellectuels.  Ils sont satisfaisants au départ, mais ils laissent des traces sur leur parcours.  Être intègre face à soi-même demande à chacun une analyse des faits.  Dès qu’il te manque des informations, il vaut mieux avouer que tu t’es trompé.   Tu en ressortiras gagnant et les gens autour de toi t’apprécieront pour ta rigueur et ta droiture. 

C’est un sujet très large et passionnant à la fois. Ouvrez très grand les yeux et soyez vigilant face à tous ces manipulateurs qui nous entourent.

Découvre pourquoi l’écoute active va te permettre d’améliorer ta productivité !

 Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais les personnes qui sont incapables de rester concentrées sur une conversation m’énervent. Elles regardent à gauche, à droite et elles ont l’air de chercher une raison pour s’enfuir à l’autre bout de la planète. Voici pourquoi l’écoute active va te permettre d’améliorer ta productivité!

L’écoute déficiente est une arme de destruction massive pour tout ce qui touche les relations humaines. Combien de relations ont été détruites à cause d’un manque d’écoute ? Si tu fais partie de ces personnes qui ont de la difficulté à rester concentrées sur les autres, je te propose quelques petits changements de comportement.  Ils te permettront de grandement améliorer tes relations avec les autres. 

Suis-je un bon interlocuteur ?

C’est certain que dans un monde idéal, chacun d’entre nous veut être écouté le plus possible. Il faut cependant remettre les pendules à l’heure. Si vous fouillez un peu le sujet, on parle souvent de plusieurs niveaux d’intimité. L’implication émotionnelle que tu entretiens avec certaines personnes va modifier la réaction de celles-ci. Plus l’ego et les valeurs de la personne sont touchés, plus il y a de chances d’avoir une réaction démesurée et incompréhensible.

Les psychologues ont identifié 5 niveaux d’intimité :

  1. Conversation facile et sans risque
  2. Partage des avis et des croyances des autres
  3. Partage des opinions et convictions personnelles
  4. Mes expériences personnelles et mes sentiments
  5. Mes émotions et mes désirs.

Je crois qu’il faut absolument s’intéresser au discours de notre interlocuteur au début de la relation. Être attentif va t’éviter de perdre ton temps dans une relation qui ne t’apportera rien. Déjà au niveau 1, la personne en face de toi va laisser voir des traits de sa personnalité. 

C’est souvent dans ces conversations usuelles et banales que l’écoute active va te permettre d’obtenir de très importantes informations. Tu ajoutes à cela une réelle intention de connaître l’autre et tu obtiens la formule gagnante.

De quoi as-tu peur ?

À l’opposé, si tu te sens mal à l’aise ou si tu as de la misère à t’intéresser à ce que l’autre dit, tu fais peut-être partie de ces personnes qui ne veulent tout simplement pas être impliquées émotionnellement et personnellement.

Tu penses que ce n’est tout simplement pas possible pour toi et tu préfères garder une certaine distance face aux autres. Tu juges peut-être que tout cela te demanderait beaucoup trop d’efforts et tu ne vois pas les bénéfices potentiels.

Malheureusement, si ton désir est de modifier ta manière d’être, il faudra que tu t’impliques consciemment à mieux écouter ton interlocuteur. Il faut cesser d’avoir peur et entrer dans la danse. À un certain moment, le statu quo n’est plus possible et n’apporte aucune satisfaction immédiate. 

Si l’attention que tu portes aux propos de l’autre n’est pas importante, tu choisis donc de rester concentré sur ton propre discours et sur ce que tu as à dire. Ce que tu dois maintenant savoir et qui va, je l’espère, changer ta manière de voir est la suivante : être en relation avec l’autre demande pour plusieurs d’entre nous un effort quotidien et les bénéfices à long terme sont plus grands que les effets négatifs.

De l’autre côté du miroir

Voici un exemple de ce qui est perçu par quelqu’un qui recherche une écoute attentive et unique. Si elle perçoit que la personne en face d’elle fait de l’évitement et qu’elle prend tous les moyens pour ne pas entrer en communication. Elle juge, à partir de là, que son besoin n’est pas comblé et elle ressent de la frustration. Il est facile de comprendre que dans une telle situation, il vaut mieux prendre un moment pour réfléchir et être honnête. C’est un comportement responsable et cela t’évitera d’avoir à entretenir des relations toxiques.

Remplir les silences

Certaines personnes que l’on rencontre chaque jour ne sont pas fichues d’écouter l’autre correctement. Il y a des signes qui ne trompent pas et qui révèlent beaucoup de choses sur notre interlocuteur. 

Plusieurs sont mal dans leur peau juste à l’idée d’écouter quelqu’un. Elles ont peur qu’on les contredise et elles ne veulent surtout pas argumenter. Cela exposerait le vide intérieur qui les envahit.   Afin d’éviter cela, elles se vont mettre à parler et à prendre le plancher en racontant une histoire banale et vide. Certaines d’entre elles répètent la même histoire chaque fois qu’une nouvelle personne pénètre dans la pièce. C’est d’une tristesse incommensurable.   

Les conversations usuelles

Il faut faire la différence entre une conversation dans une file d’attente à l’épicerie et celle que tu as avec des personnes que tu connais. Les attentes ne sont pas les mêmes. Il faut distinguer ici les attentes poursuivies par l’un et l’autre des parties. L’Ego, les valeurs et les préjugés vont teinter la réponse donnée et son intensité. 

Lorsqu’il y a discordance, une fermeture s’installe et le retour en arrière est pour plusieurs individus impossible. À ce moment précis, la personne n’est plus en mesure d’assumer ce qui vient de se passer.   L’état d’esprit et la réceptivité ne sont plus les mêmes entre les deux interlocuteurs. Le message ne peut plus être perçu et il y a coupure. Il est toujours possible de faire semblant pendant un certain temps, mais je crois qu’il y a une limite à ne pas dépasser. Encore une fois, c’est qu’il faut être responsable et honnête.

Et si tout était rose !

Dans un monde idéal, toutes les personnes qui nous entourent auraient les habiletés et les connaissances nécessaires pour être en contact réel avec leur interlocuteur. La communication serait facile et tu aurais toujours l’impression d’être écouté. 

Heureusement pour nous, il existe de petites choses à faire qui peuvent améliorer grandement nos relations. Si tu penses te reconnaître dans ces situations, voici quelques solutions faciles à appliquer.

L’écoute active

Tout d’abord, l’écoute active consiste à écouter l’autre avec tous les sens. Consciemment, je choisis l’une ou l’autre de ces deux situations : je choisis d’écouter l’autre activement ou je me concentre seulement sur le message (les mots) du locuteur. J’entends ce que tu me dis, mais je ne t’écoute pas.

Savoir se taire

Parfois pour mieux communiquer, il faut savoir se taire et juste être là pour l’autre. Je me rends disponible et attentif. Je ne cherche pas à combler les silences. Il faut que je m’habitue à les vivre pleinement sans attentes particulières.

Il faut laisser à la personne le temps pour bien formuler l’essentiel de son message. C’est le temps idéal pour réfléchir et prendre le temps de bien absorber ce qui vient d’être dit.

C’est un choix ! 

Observez les personnes autour de vous et jugez de la qualité de leur écoute. Comment agissent-elles ? Est-ce qu’elles démontrent de l’intérêt ? Il est important que le locuteur voie dans la personne qui écoute de l’intérêt. Sinon, le locuteur a l’impression de ne pas être entendue.

Il y a beaucoup de manières de démontrer de l’intérêt envers les autres comme il y a beaucoup de manières de ne pas le faire. Dans mon ebook, je relevais ceci à propos des messages non verbaux:

« Une étude américaine dit que seulement 7 % des mots sont perçus par le récepteur. Les 93 % restants sont divisés en deux. Il y a 38 % pour le langage paraverbal, c’est-à-dire le rythme de la parole, la force de sa voix, de la rapidité, le timbre… Finalement, 55 % de ce que le récepteur perçoit provient de gestes, de micro gestes, de la respiration, de l’expression faciale et de toutes les mimiques ou choses que je fais sans m’en apercevoir. »

https://fredericbelley.com/ebook/

Il est très facile de comprendre que l’écoute est la composante la plus importante en communication interpersonnelle. 

Les signes de l’écoute active

Messages non verbaux

Tout d’abord, les personnes qui écoutent vont laisser voir des signes qui sont assez simples à repérer. Même si cela ne représente pas une liste exhaustive, il est important de les reconnaître.

  1. Le sourire est sans doute le moyen le plus universel pour savoir si la personne en face de nous écoute ce que nous avons à lui dire. Combiné avec des mouvements de la tête, les sourires peuvent faire comprendre au locuteur que le message a été bien reçu et compris.
  1. Le contact avec les yeux permet aussi au locuteur de vérifier si la personne écoute. Il faut cependant faire attention pour que cela ne devienne pas trop intimidant pour le locuteur. Dans un monde idéal, cela pourrait être combiné à d’autres signes non verbaux.
  1. La posture peut en dire beaucoup sur le récepteur. Un auditeur attentif aura tendance à pencher légèrement la tête vers l’avant. D’autres signes d’écoute active du corps peuvent être perçus comme les expressions faciales et la manière de se tenir. Elles feront sentir que vous êtes disponible ici et maintenant.

Un auditeur actif

Un auditeur actif ne sera pas distrait par les choses qui l’entourent. Par conséquent, il évitera aussi de regarder sa montre ou son portable, de se jouer dans les cheveux ou de se ronger les ongles.

Il faut être conscient qu’il est parfaitement possible d’imiter les signes non verbaux de l’écoute active. Cependant, il y a un risque que le locuteur s’en aperçoive et qu’il se forge une opinion négative de vous. Dans un contexte personnel ou professionnel, les conséquences sont parfois négatives. 

  • fin d’une une relation amoureuse,
  • intérêt diminué pour le travail,
  • avancement à des postes plus intéressants et mieux rémunérés,
  • compromis,
  • etc.

Messages verbaux

Ensuite, il y a le choix des mots à utiliser pour laisser savoir au locuteur notre compréhension de ce qu’il dit. Il faut faire très attention de ne pas trop intervenir pour laisser la place au message ou appuyer sur un aspect moins important du message. 

En appuyant trop fortement sur un aspect, vous démontrez votre manque d’écoute. Dans un sondage que je suis en train d’effectuer, le manque d’écoute arrive au deuxième rang avec 23 % dans les irritants majeurs dans les relations interpersonnelles. C’est quand même un aspect important qui nuit à la communication.

Vous pouvez participer à ce sondage ici

https://docs.google.com/forms/d/1dwZBOYpJ63kVD6Tps1YkKsQWhS_6aGwYDIyU5vxpxW0/edit

Merci de votre aide dans mes recherches.

Entendre ce n’est pas écouter

On a tendance à penser que nous écoutons 100 % du message lorsque quelqu’un parle.  De plus, les recherches démontrent plutôt que c’est seulement 25 % de celui-ci qui est enregistré par notre interlocuteur. C’est l’une des principales barrières à l’écoute. C’est donc une très grande quantité d’information qui est perdue et qui aurait pu être utile.

Écouter demande des efforts et il serait utopique de penser y arriver dans toutes les situations.  Cependant, être seulement deux fois plus attentif en devenant conscient de l’autre pourrait te permettre d’améliorer plusieurs aspects de ta vie personnelle.   

Ne me crois pas sur parole. Prends juste le temps d’observer les gens autour de toi et de voir comment tu peux, en écoutant activement les autres, améliorer tes relations personnelles, ta situation professionnelle, ta productivité, etc..

En guise de conclusion

C’est l’importance et la valeur que tu accorderas à l’écoute des autres qui te permettra de mieux comprendre.  C’est un avantage indéniable sur les gens qui t’entourent. 

Les bénéfices sont immenses et les moyens pour y arriver passent par plusieurs facteurs. L’écoute est un des facteurs les plus importants. Elle est souvent négligée au profit de la parole et des gestes. Rappelez-vous que les moments de silence sont ce qu’il faut considérer comme étant l’un des éléments les plus importants.

AIDE-MÉMOIRE DE L’ÉCOUTANT

  1. Méfiez-vous des gens qui font des hum !, Ok !, Ouais !
  2. Branchez-vous sur l’autre et restez en mode écoute !
  3. Démontrez de l’empathie !
  4. Aidez la personne à identifier et à clarifier ses problèmes
  5. Intéressez-vous à ce qu’elle dit
  6. Évitez de juger les propos
  7. N’ayez pas peur des moments de silence, ils sont nécessaires
  8. Clarifiez les propos
  9. Ne donnez pas de conseils ou de solutions
  10. Reconnaissez vos limites et dites-le afin d’éviter les malaises

3 manières de résoudre ses conflits intérieurs pour être heureux

Tu viens d’apprendre que tu as été invité à souper chez des amis.  La plupart du temps, c’est un moment agréable et cela ne pose habituellement aucun problème.  À un moment donné, pendant le souper, la conversation bifurque vers un sujet chaud et un conflit éclate entre deux personnes. 

Ce conflit en apparence inoffensif au départ grossit et devient incontrôlable.  Les esprits s’échauffent et plus le temps passe, plus l’incompréhension entre les deux personnes grandit.  Ce qui avait l’apparence d’un manque d’écoute devient une attaque des valeurs profondes de l’autre.  Ce que tu viens de vivre s’appelle de la dissonance cognitive.  Qui n’a jamais vécu une pareille situation?

Les humains sont très sensibles aux incohérences entre les attitudes, les comportements contradictoires et les croyances.  Dans cette situation, chacun d’entre nous cherchera à réduire l’inconfort pour rétablir son équilibre psychique.

Festinger

La théorie de la dissonance cognitive de Festinger(1957) affirme que l’être humain recherche l’équilibre et qu’il désire éviter la discorde(dissonance).  Les Québécois n’aiment pas la chicane, c’est connu.  Je ne pense pas qu’on soit le seul peuple à ne pas aimer le conflit.  Malheureusement, des conflits se produisent quand même chaque jour et personne n’est à l’abri.   

Plusieurs facteurs peuvent influencer et amplifier l’incompréhension.  Dans le cas d’un problème mineur, la résolution du problème peut se faire généralement facilement.  Une petite explication ou tout simplement mieux écouter l’autre et c’est réglé.

Dans le cas contraire, il se peut que cela touche des croyances ou des valeurs profondes.  La résolution est alors beaucoup plus difficile et entraîne parfois des ruptures.  Tu te retrouves face à une personne qui se sent menacée et qui cherche par tous les moyens à briser cette pensée qu’elle ne veut pas entendre.  Elle affirme son désaccord et cela peut amener des comportements irrationnels et inadaptés. 

2 exemples

  • Si la dissonance touche une différence de perception ou de l’aveuglement volontaire, par exemple le beau-frère avec qui lorsqu’il est question de sport ne peut admettre qu’un joueur de l’équipe adverse a de bonnes qualités, c’est de l’entêtement.  Il devient alors difficile de discuter de ce sujet particulier.  Il vaut mieux l’éviter et parler d’autres choses.   Dans ce cas, il peut être possible d’envisager la poursuite de la relation.
  • Par contre, si la dissonance touche des croyances ou des valeurs, il peut être plus difficile de continuer dans la relation.  La religion, la manière d’élever ses enfants, la manière de se soigner sont de bons exemples.  Dans tous ces cas, les efforts pour arriver à résoudre la situation définitivement risquent de prendre beaucoup de temps.  Si vous rêviez de revenir en arrière ou faire semblant qu’il ne s’est rien produit, je vous conseille de vous réveiller immédiatement.  Je pense que le statu quo n’est pas possible et que la relation devra nécessairement évoluer vers un nouvel équilibre ou s’arrêter.

La dissonance peut aussi se vivre à l’intérieur de nous.  C’est lorsque je fais quelque chose qui n’est pas en accord avec mes valeurs ou croyances profondes.  Je vous donne quelques exemples un peu plus loin.

Il faut se rappeler que la dissonance augmente avec:

• L’importance du sujet pour nous

• À quel point les pensées dissonantes sont en conflit

• Notre incapacité à rationaliser et à expliquer le conflit

Nous possédons beaucoup de connaissances sur le monde et nous-même.  Quand celles-ci s’affrontent, la divergence entraîne un état de tension. Comme l’expérience de la dissonance est désagréable, l’individu est motivé à réduire ou à éliminer cette pensée qui brise son équilibre. 

Il cherche alors à obtenir si possible une solution ou une manière de faire quelque chose pour régler le conflit.  J’ai écrit un article sur la résolution de conflit, cela peut vous donner quelques pistes de réflexion.

https://fredericbelley.com/regler-un-conflit/

3 manières de résoudre la dissonance cognitive

La dissonance cognitive amène une motivation très puissante qui te conduira à vouloir réduire l’inconfort que cela occasionne.   Celui-ci ressemble souvent à une tension entre deux pensées opposées. Pour libérer la tension, il y a trois possibilités. 

«Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien.»

Gregory Bateson, anthropologue, psychologue, épistémologue américain (1904-1980)

1.Changer

La première méthode pour diminuer son inconfort est de changer des comportements, des attitudes ou des croyances que tu défendais jusqu’à maintenant.  Tu te dis…j’ai compris.  Je pense que j’ai compris.  Le problème c’est qu’un jour ou l’autre ta réponse comportementale acquise va réapparaître et recréer l’inconfort.

Il est très difficile de changer sa manière de voir les choses.  Pour de petites mésententes, cela peut s’arranger relativement facilement.  Je peux décider de continuer de penser la même chose et ne pas tenir compte de ce qui vient de se passer.  Je ne change rien et j’espère que tout va rentrer dans l’ordre. Malheureusement, les exemples sont très nombreux pour illustrer ce que je viens de dire. 

Conflit interne ou externe

La dissonance cognitive peut être le résultat d’un conflit interne(avec soi-même), c’est-à-dire que je peux me mettre moi-même en discorde avec un geste que je pose.  Fumer n’est pas bon pour la santé, je fume quand même en me disant que cela ne me posera jamais de problème.  Cela fonctionne pour un certain temps, mais un jour ou l’autre, l’inconfort revient. Je dois alors trouver le moyen de revenir à une situation d’équilibre.

Elle peut aussi être le résultat d’un conflit externe (entre deux personnes).  Un désaccord sur une manière de vivre, une manière de penser ou une manière d’être peut déboucher sur une dispute majeure.  C’est la force de la dissonance qui va dicter la forme de ce que cela va prendre.

Il faut retenir que ce mode de réduction de la dissonance n’est qu’une solution temporaire. Au bout d’un certain temps, il est quand même possible et probable de la voir réapparaître.

2. Réduire

Une autre méthode selon la théorie de la dissonance cognitive consiste à réduire l’importance de la cognition.  Je pourrais ainsi me convaincre qu’il vaut mieux faire comme si cela n’existait pas. 

Si je reprends le même cas de conflit interne, je pourrais  tout simplement me dire qu’il vaut mieux une vie plus courte remplie des plaisirs du tabac qu’une vie plus longue passée dans la privation de ce plaisir.  De cette façon, je résous pour un certain temps le conflit, c’est-à-dire que le tabac est mauvais pour la santé.

Dans un conflit externe, je peux glisser tout simplement le conflit sous le tapis.   Au lieu d’affronter le problème, je le règle à ma manière sans donner d’explications sur ce qui a créé le problème.  Dans ce cas précis, la personne est incapable de passer par dessus ses valeurs ou ses croyances. 

Oui, elle obtient le résultat voulu en réduisant son inconfort.  Par contre, elle le fait au prix de couper toute forme d’explications possibles en provenance de l’autre personne et de pouvoir ainsi améliorer sa compréhension.

Un point qu’il ne faut pas négliger est que notre cerveau recherche constamment l’équilibre.  Il prend les moyens nécessaires pour amenuiser les déséquilibres.  Ce sont en grande partie les connaissances de l’individu, son éducation et ses valeurs qui influencent sa manière de se comporter.  Encore une fois, cette méthode n’est qu’une solution temporaire et les risques de voir réapparaître cette même dissonance sont bien réels. 

3. Acquérir

La troisième méthode consiste à acquérir de nouvelles  informations ou connaissances.  Je cherche une réduction de la dissonance en apprenant de nouvelles choses qui vont me

permettre de mieux comprendre ce qui se passe.  Je pourrai ainsi prendre une décision éclairée sur ce qui a créé le conflit et espérer ainsi éviter que cela se produise de nouveau.

Dans un conflit interne, vous avez sans doute avantage à acquérir de nouvelles connaissances.  C’est une question d’intégrité et d’honnête avec soi-même.  Il vaut mieux agir maintenant que d’avoir des regrets plus tard.  Dans l’exemple du fumeur de tout à l’heure, celui-ci a avantage à ne pas mettre de côté les risques pour sa santé.  Agir en connaissance de cause permet d’être en symbiose avec soi-même.

Dans un conflit avec une autre personne, si mon désir est la poursuite de la relation, l’ouverture aux idées des autres est obligatoire.  De cette façon, je réussirai peut-être à changer ma manière de voir les choses.  Il y a des personnes qui y arrivent.  Cela t’oblige cependant à ne pas t’enfermer dans une doctrine hermétique. En restant ouvert et enseignable, tu te donnes la permission d’évoluer même si cela est épeurant et insécurisant. 

Il faut savoir qu’il y aura peut-être des deuils à faire.  Mais, rappelle-toi qu’à chaque fois que tu fermes une porte, tu t’éloignes peut-être d’un apprentissage important.  Ce n’est pas un gage de réussite et il est fort possible que ce soit le nombre d’essais et d’erreurs qui va déterminer au final le résultat.

Processus de rationalisation

Dans tous les cas expliqués précédemment, on remarque qu’il n’existe aucune solution miracle.  Un fait demeure et c’est ce qui va vous aider à prendre de meilleures décisions et à faire de meilleurs choix.  L’être humain autant au niveau physique que psychique recherche l’équilibre.  Un des mécanismes pour retrouver l’équilibre est la rationalisation.

Le processus de rationalisation commence dès qu’un événement se produit.  La rationalisation c’est rendre plus rationnel et plus conforme à la raison les événements qui viennent de se produire.  Dans les exemples qui précèdent, tu le fais pour toi.  C’est ta recherche d’équilibre qui t’oblige à régler ton mal être.

Un exemple

Si un enfant fait un mauvais coup et qu’il se fait prendre par un adulte, il va d’abord se défendre en disant que ce n’est pas lui.  Ensuite, il va tenter de rationaliser l’événement pour revenir à l’équilibre en se disant que ce n’est pas grave ou que ce n’est pas si pire que cela.  Même si au départ, il savait qu’il pouvait se faire attraper, il fait maintenant face à un problème à résoudre.  Il doit le rationaliser dans sa tête pour retrouver la paix intérieure.

Conclusion

Je le sais au début de l’article, je te promettais trois manières de résoudre ton conflit intérieur.  Force est de constater que ce n’est pas aussi facile que tu l’espérais.  Il faut cependant admettre qu’il faut être sur son X pour être capable d’affronter la réalité. 

Jouer à l’autruche fonctionne pour un temps.  Est-ce une solution viable?  Il me semble que c’est plus facile de vivre avec soi-même si je ne fais pas de compromis sur mon intégrité.  Je ne dois jamais laisser les autres m’imposer leurs valeurs et leurs croyances.   

Tu peux à chaque moment de ta vie faire le choix de vivre en pleine conscience.  Tu le fais d’abord pour toi dans le but d’être bien avec tes choix.  Il est fort probable que des personnes autour de toi ne comprennent pas ton cheminement.  Il faut juste te rappeler que tes choix sont les meilleurs pour toi.  Personne ne devrait vivre à travers le regard des autres et pour les autres en s’oubliant.

Le courage et l’honnêteté que cela demande dépassent souvent ce que tu es prêt à faire.  Je ne crois pas qu’une personne puisse réussir sa vie sans conflit, sans discorde ou sans inconfort.  Cela fait partie de notre quotidien.  Je peux par contre par les choix que je fais rendre le chemin vers ma paix intérieure plus facile.

Ce qui précède sur la résolution de la dissonance cognitive est basé sur mes réflexions personnelles sur le sujet.  En vivant des situations souvent difficiles, j’ai pu observer que le conflit intérieur qu’entraîne la dissonance cognitive amène beaucoup de situations désagréables. 

Un dernier mot

N’hésite pas à me laisser tes commentaires et tes réflexions au bas de cet article.  Je crois fermement  que c’est dans le partage de connaissances qu’on peut espérer améliorer nos relations interpersonnelles.  La contribution de toutes et tous est souhaitable et essentielle.

1 relation interpersonnelle

Quatre trucs pour régler un conflit

Tu veux régler un conflit au travail, avec un collègue, avec un ou une ami(e), familial et tu ne sais pas quoi faire.  Deux visions s’affrontent et c’est, sans doute, un problème de perception.  Tu veux régler le conflit mais tu as l’impression de ne jamais être compris. 

Est-ce que cela se peut que tu sois une partie du problème?  Je ne sais pas si vous avez déjà pensé demander à vos proches ce qu’il pensait de votre manière de communiquer, mais vous pourrez être sans doute assez étonné de leur réponse.

Les relations interpersonnelles

Dans cet article, je vais vous donner quatre trucs qui sont utiles, selon moi, pour améliorer votre manière de communiquer et ainsi régler et prévenir les conflits potentiels.  Que ce soit avec votre patron, vos collègues de travail et bien sûr les gens que vous aimez.

Le contenu de ce qui va suivre est basé sur mes réflexions personnelles, mes lectures, les cours de relations interpersonnelles et bien d’autres choses que je pourrais nommer.  Le but ici est de vous aider et de vous amener à réfléchir sur votre manière d’être en communication avec les autres.  De cette façon, vous aurez des moyens efficaces pour communiquer avec votre entourage de la meilleure façon possible et vous serait en mesure d’observer à votre tour leur manière de communiquer.

Nous avons tous déjà observé dans notre entourage des personnes qui sont incapables de s’exprimer correctement et qui nuisent à l’ambiance autour d’eux.  Explorons ensemble les trucs qui vont changer, je l’espère, votre manière de voir les choses.

TRUC #1   Être calme

Il faut apprendre ou se donner le temps pour contrôler nos émotions face à la situation qui vient de se produire.  Je suis certain de ne pas être le seul qui sent que parfois le bouchon va sauter.  Dans nos milieux de travail, il arrive des situations qui nous fâchent et parfois sur le coup de la colère, on dit des choses qui dépassent notre pensée.

Les émotions que l’on vit au moment où l’on apprend une nouvelle nous font réagir de différentes façons. Cela vient nous sortir de notre zone de confort et nous empêche de dire et de faire les bonnes choses pour régler la situation.  On risque alors de japper très fort sans résultats positifs pour nous-mêmes en plus de probablement aggraver la situation de départ qui a peut-être été mal comprise.

C’est quelque chose ce que j’ai vécu moi-même à plusieurs reprises.  Il faut apprendre à se connaître.  Ce qu’il faut savoir c’est que l’être humain réagit de trois manières.  Lorsque j’ai fait ma formation de massothérapeute, j’ai appris l’existence du cerveau reptilien qu’on appelle aussi le cerveau ancien.  Cette manière de réagir nous vient de nos ancêtres très lointains.  Lorsqu’ils étaient face à une situation de danger, ils réagissaient de trois façons.

Prenons un exemple :

Quelqu’un dans votre famille s’est caché derrière une porte.  Au moment où vous franchissez la porte, la personne vous faire sursauter.

Comment réagissez-vous?

  1. Rester figé
  2. Quitter les lieux
  3. Sauter dessus à votre tour

Je suis certain que dans vos milieux de travail vous avez déjà vécu des situations semblables.  Une personne vous fait une remarque sur votre manière de faire les choses et cela vous fâche.  Il est bien certain que dans cette situation, on ne va pas sauter sur la personne même si parfois l’envie ne manque pas.

Pour ma part, j’ai tendance à réagir de la troisième manière.  J’ai appris à m’éloigner pour quelques instants pour me permettre de revenir au calme.  J’ai même déjà dû attendre 48 heures avant de rencontrer la personne avec qui j’avais un conflit.

Vous comprenez maintenant qu’il ne faut pas tenter de régler le conflit immédiatement.  Il est assurément nécessaire d’être calme et de réfléchir à la meilleure façon de dire les choses.  Nous verrons plus loin dans les trois autres trucs tout ce qu’il faut faire pour justement arriver à régler cette situation de la meilleure façon possible.

Quand une situation comme celle décrite précédemment se produit.  Il faut retenir qu’il faut être calme avant d’engager une conversation avec une personne avec qui l’on est en conflit.  De cette manière, la communication sera d’autant plus efficace et vous pourrez à ce moment précis exprimer votre message efficacement.

TRUC #2   Être simple

«Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément

Maxime de l’écrivain François Boileau

J’ai pris un moment pour évacuer ma frustration.  Il est maintenant temps de réfléchir à comment je vais pouvoir m’exprimer clairement sur ce qui a créé le conflit.  Je dois organiser ma pensée.  Il faut arriver à s’exprimer de manière claire et précise.

Exprimer le fond de sa pensée n’est pas une chose facile.  On doit organiser le message.  C’est souvent le bon moment pour mettre par écrit les émotions et le sentiment vécu au moment de l’évènement.  Si je suis encore à mettre la faute sur l’autre personne,  je dois encore prendre du temps pour me calmer.

Les émotions négatives comme la colère sont généralement un frein à la communication et cela peut entraîner des conséquences fâcheuses.   J’ai déjà observé au travail un ami qui était incapable de communiquer efficacement parce que sa colère était trop grande.  Même si je lui avais  dit que cela arriverait, il n’a pas pu s’en empêcher.  Il a dû prendre un mois de congé et même à son retour on sentait encore beaucoup de colère et de frustration en lui.

Je pars de moi

La réflexion doit venir de moi-même.  Je pars de moi. Qu’est-ce qui fait que je me suis retrouvé dans cette situation ? Est-ce que j’ai créé le conflit sans même m’en apercevoir?  C’est le bon moment pour voir si mon ego n’est pas en train de me faire dire des choses que je ne pense pas.

Sur Wikipédia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ego

«Pour un certain nombre de courants spirituels, l’ego est la représentation fausse qu’un individu se fait de lui-même. Cette représentation fait écran à la vraie nature de l’homme.»

Je m’exprime simplement et je choisis les mots justes pour exprimer le plus clairement possible le fond de ma pensée.  Je parle en «je».  Ce qu’il faut retenir ici c’est qu’il est primordial de partir de soi.  Si je commence la résolution du conflit en l’utilisant le pronom personnel «tu», j’accuse l’autre en lui disant : tu n’es pas correct, tu n’aurais jamais dû me dire ceci ou cela.  C’est ta tête et ton ego qui parlent.

Ce que je veux dire par être simple c’est qu’il faut choisir les bons mots et exprimer le fond de sa pensée en utilisant le «je».  À ce moment-là,  j’exprime ce qui m’a blessé profondément.  Normalement,  l’autre personne devrait être dans de meilleures dispositions d’écoute.   Il faut juste se rappeler d’être le plus simple possible et d’avoir organisé sa pensée avant de la communiquer.  De cette manière,  le message et le conflit risquent d’être réglés dans les meilleures dispositions possibles.

TRUC #3   Être cohérent

Il est très important que le message émis dans une même situation véhicule la même information.   L’être humain perçoit les messages contradictoires.   Ici, il est question de la cohérence entre les gestes et la parole.

Voici un exemple de choses qu’il ne faut pas faire lorsque vient le temps de régler un conflit.

Exemple

Si mon intention est de communiquer une situation qui occasionne des problèmes avec une autre personne, il faut que je m’assure que ce que je vais dire est cohérent.

Prenons par exemple un patron qui veut régler ce problème avec l’un de ses employés.  Le patron a bien choisi ses mots et son intention de passer un message à son employé.  Mais pendant tout le temps qu’il est en présence de la personne, son attention est portée à tout ce qui l’entoure.  Il regarde constamment sa montre,  son ordinateur.

Même s’il prononce les mots qu’il a choisis, ceux-ci risquent d’être mal perçus par l’employé.  La personne qui reçoit le message risque de ne pas accorder beaucoup de crédibilité à celui-ci.  En ressortant de la réunion, il risque d’avoir une opinion négative de la personne qu’il vient de rencontrer et il risque de raconter à ses collègues comment la rencontre avec ce supérieur ne lui a rien appris.  Le message n’est pas passé à cause de facteurs externes au message. Pourtant les mots ont été prononcés clairement selon l’émetteur.  Ce qu’il faut retenir ici, c’est que nous avons avantage à être cohérents.

Une étude américaine

Une étude américaine dit que seulement 7 % des mots sont perçus par le récepteur.  Les 93% restants sont divisés en deux.  Il y a 38 % pour le paraverbal, c’est-à-dire du rythme de la parole, de sa force, de sa rapidité, du timbre de notre voix, de sa mélodie.  Finalement, 55 % de ce que le récepteur perçoit provient de gestes,  des microgestes,  la respiration,  l’expression faciale et toutes les mimiques ou choses que nous faisons sans nous en apercevoir.

Les bébés

Si vous voulez mieux comprendre ce que je viens d’exprimer ici.   Vous parlez à un bébé qui ne comprend pas les mots que vous prononcez, vous lui parlez doucement avec une voix calme et posée et observer sa réaction.  Ensuite, si vous haussez le son de votre voix.  Quelle va être la réaction du bébé? Il va sans doute devenir triste ou se mettre à pleurer.  Nous avons tous vu lorsqu’on perd notre temps sur You Tube des vidéos avec des bébés qui ont ces réactions.  Beaucoup de gens s’en amusent.   Voir l’exemple ici : le top 10 des vidéos de bébés.

https://www.youtube.com/watch?v=o8X2rYuGEy8

Bon, vous êtes revenu, j’ai eu peur.  Donc c’est seulement 7 % du message transmis par les mots qui sont perçus par le récepteur.  Nous avons donc avantage à être conscients que pour bien communiquer, il faut faire attention  à beaucoup de petits détails qui sont plus importants que les mots prononcés.

De plus, certaines personnes sont plus perceptives que d’autres et elles sont affectées au point de ne rien saisir du message. Un bon communicateur droit prendre en considération chacun des points mentionnés  précédemment.

TRUC #4   Être attentif, prédisposé et surtout honnête

Il faut être attentif :

Il faut être et vivre le moment présent pour atteindre le résultat escompté.  De cette manière,  si notre interlocuteur ressent un malaise face aux propos émis,  vous serez apte à percevoir les signes.  Il faut s’assurer de la bonne compréhension du message.   Cela veut dire qu’il faut vérifier si  notre interlocuteur a bien compris ce que l’on veut lui transmettre comme message.

Il faut être prédisposé :

Parfois, les gens qui nous parlent jouent un rôle et nous avons l’impression que cela sonne faux.  Il ne faut pas hésiter à laisser transparaître notre vulnérabilité.   Montrer sa vulnérabilité, c’est se montrer sensible et fragile face à l’autre.  La seule notion de vulnérabilité pourrait être un sujet d’article à lui seul.   Il en sera sûrement question dans les articles à venir.  C’est vraiment un mot très intéressant au niveau de la sémantique (sens).

Il faut être surtout  honnête :

Il faut exprimer les non-dits, même si cela nous faire peur.

Qu’est-ce que ça veut dire être honnête avec les autres?

Il n’y a pas de résolution de conflit possible sans l’honnêteté des deux parties.   À partir du moment où l’une des deux personnes cache la vérité à l’autre ou une partie de la vérité.  Le même problème risque de revenir à nouveau.  Dans les relations amoureuses,  c’est souvent ce qu’il se produit et cela mène inévitablement à la rupture.

C’est la base d’une saine relation.  L’honnêteté dans une relation amène la cohérence.  Mentir à l’autre peut fonctionner pendant un certain temps, cependant à partir du moment où l’autre s’en aperçoit, il devient de plus en plus difficile de cacher la vérité. C’est à ce moment-là  que la relation se dégrade et que le lien de confiance est brisé.  Rebâtir le lien de confiance est très difficile,  cela peut mener à la rupture définitive de la relation.

En guise de conclusion

Beaucoup de sujets ont été ici effleurés.   Ils feront bientôt l’objet d’articles leur étant consacré de plein gré.  Mon but ici est de vous aider  à mieux comprendre la communication et à appliquer les quatre trucs évoqués précédemment dans vos relations  professionnelles que personnelles.

ce que vous venez de lire est un extrait de mon livre «Sur la route de la communication».  Si vous avez vous voulez recevoir les 3 premiers chapitres gratuitement, suivez le lien ci-dessous.

Quand la communication freine les relations interpersonnelles

 Une histoire à raconter

Je dois toujours remettre les choses en perspective dans ma tête. Pour moi, communiquer efficacement est très difficile. Mon ego prend trop souvent le dessus ou je me ferme comme une huître.  Je dois choisir de changer quelque chose dans ma manière de communiquer avec les autres.  Pourquoi la communication freine-t-elle les relations interpersonnelles?

Je veux m’investir dans une démarche et devenir une personne motivée à la poursuite de ses rêves.  Cette démarche, je me l’impose pour moi et ceux que j’aime.  Je dois me mettre en danger pour évoluer et je veux le faire, mais c’est une situation très difficile pour moi. Je dois sortir de mon cadre habituel.

1-Phase de questionnement

Pour devenir un meilleur communicateur, je dois choisir dès maintenant de m’investir personnellement et surtout émotionnellement. Est-ce que je désire vraiment vivre autrement, être autrement, penser autrement ? Est-ce que j’ai d’autres choix mis à part celui de rester dans le confort de ma vie actuelle ? Aujourd’hui est le point de départ vers quelque chose de vrai. Je ne peux plus passer à côté.

Si cela te dit quelque chose, je peux t’aider à améliorer quelques facettes de ta vie et tu deviendras meilleur dans tes échanges interpersonnels avec les autres tant au plan personnel que professionnel.

2-Phase de réalisation

J’ai pris beaucoup de temps pour écrire ce texte.  Il ne prend pas la forme habituelle.  C’est un mélange entre la réalité et la fiction.  Énormément de réflexion, beaucoup de lectures utiles et inutiles et bien sûr trop de théorie, trop de matière… je devais me concentrer sur l’essentiel. Je devais plonger tête première et m’abandonner sans me censurer. Faire quelque chose pour moi, à moi de moi, et ce, même si je devais déterrer quelques squelettes de mon placard que j’aurais voulu pour toujours oublier. Plus facile à dire qu’à faire. Voilà où j’en suis.  Et comme ça prend un point de départ, commençons avec une petite histoire.

Histoire semi-fictive

Une journée comme les autres

 

Le matin, quand l’heure est venue pour toi de faire ce pour quoi tu as été programmé, il te reste quand même, souvent, quelques secondes où tu peux prendre le temps de réfléchir sur toi-même et conclure, à entendre les grandes lamentations de tes bourreaux, qu’il est malheureusement le temps de te lever. Ton café matinal est ton seul réconfort. Puis, quand ta progéniture quitte le nid  pour corrompre ses autres victimes journalières, tu te laisses tomber sur une chaise pour finir ton nectar à base de caféine passablement refroidi en repensant à ce qui a éclairé ta nuit. Pourtant, la mémoire et les parties du cerveau qui travaillent pendant cette période de repos laissent l’imagination débordée dans des endroits souvent insoupçonnés. 

Ce qu’il y a de merveilleux dans les rêves, c’est l’inconfort ressenti au réveil. Tout cela était-il vrai?  Victoire ou déception? Un sentiment étrange qu’il y a un message qui se cache peut-être derrière. Est-ce que je peux vraiment me donner une raison de croire qu’il existe autre chose que ma vie de reclus de cette société du paraître et de l’éphémère?  Suis-je un faible?

La nuit dernière, j’avais une dent qui ne cessait de tomber. Intrigué par la signification de ce qui venait de se reproduire pour la énième fois et mal à l’aise à l’idée de découvrir quelque chose sur moi-même.  J’en venais à la conclusion que je devais laisser mes idées souvent farfelues à la même place que la plupart des gens qui m’entourent.  Aux oubliettes!  

Une petite analyse

J’étais cependant convaincu qu’on tentait de me transmettre…un message. Je consulte donc Internet dans l’espoir de trouver une réponse. Je cherche dans Google la signification de mon rêve.  On me propose plusieurs sites.  Je prends le premier : www.dictionnaire-reve.com/.  Sur ce site, il y a un palmarès des rêves où le mot dent est quatrième.  Je ne suis pas seul à faire ce rêve, mais d’un autre côté j’ai très peur de savoir ce que je vais y découvrir.  Je clique donc sur le mot dent et j’attends le verdict. 

On m’annonce qu’il y a deux définitions.  Je consulte la première et je cherche quelque chose qui a un lien avec une dent qui tombe. Un peu plus loin, je trouve ceci caché au milieu de la définition : «Perdre ses dents est annonciateur d’une perte de vitalité et d’une déficience des moyens de défense et de survie, donc de virilité, notamment pour un homme».  Je reste sans voix, perdu, effondré…  Le mot qui tue. VIRILITÉ.  Je n’en reviens pas.  C’est quoi le lien avec les dents.  Et si j’avais perdu un bras, ce serait une perte de mobilité.  ÉviDENT.  Tiens un jeu de mots.  Ensuite,  je suis allé voir la deuxième définition pour me rassurer un peu. 

Je descends la page et je lis : «Interprétation numéro 2 pour le mot dent : tombante=mort.»  Là, je suis rassuré.

Le constat

On ne se doute pas des qualités thérapeutiques de la Toile. Tu commences par chercher une information pour répondre à un questionnement.  Tu veux trouver des réponses et tu te rends compte trois heures plus tard que tu tournes en rond.  Pourquoi? Je le sais et je le sens, mon état se dégrade à grande vitesse et je mets toujours un peu plus de baume sur la plaie de mon âme grâce à ce paradis virtuel. Je m’anesthésie au point de ne plus rien ressentir sur l’état dans lequel j’étais ce matin ainsi que sur celui dans lequel je suis depuis quelques jours, quelques mois et quelques années.

Toutefois, un questionnement persiste et gère ma vie depuis quelques années. La vie que je n’ai plus. C’est un ramassis de détours et de retours en arrière pour me retrouver dans l’inconfort d’une maison que je n’ai pas choisie, d’un travail que je n’aime plus et d’un contexte familial que je n’ai pas choisi.  Le retour de ma blonde qui revient de son congrès de trois jours et avec qui chaque conversation tourne en dispute me rappelle que je dois changer ma façon de communiquer avec elle.  Je m’éloigne pour ne pas faire face à mes peurs.

L’horloge indique qu’il est 16 heures et je réalise que mes enfants seront bientôt de retour de l’école. Rien n’avait bougé, le pot de confiture était toujours sur la table et j’étais replongé dans une angoisse existentielle incommensurable que je supporte de plus en plus mal.  

3-Phase d’analyse

Dans le petit récit que vous venez de lire, le personnage s’enferme lui-même dans sa tête parce qu’il a peur de la réaction qu’il va provoquer s’il communique de la même façon qu’il le fait habituellement.  La peur d’affronter les autres est souvent plus grande que cela ne l’est en réalité.  On a mis tellement de temps et d’énergie pour se construire un personnage que de changer pourrait être perçu comme une trahison.

L’image que je projette est un masque. Celui-ci peut malheureusement amener plusieurs d’entre nous à avoir des comportements qui ne sont pas en lien avec qui nous sommes réellement.  Je dois revenir sur terre dans l’ici et maintenant.  Je dois absolument être honnête et ne pas jouer un rôle.  Si le regard des autres devient la seule chose qui me préoccupe, je dois faire face au changement.

La résistance au changement

Pourquoi résister au changement?  Quelles sont les raisons qui poussent un individu à s’enfermer de manière systématique ? Dans le récit ci-dessus, on sent que le personnage résiste au changement.  Il préfère sa zone de confort parce que l’inconnu l’insécurise encore plus.  Il voit, même si de l’extérieur cela est faux, plus d’avantages que d’inconvénients à rester dans cette zone.

Combien de personnes vivent une telle situation?  Nous préférons rester dans le même modèle de communication que nous pratiquons au lieu de voir les bénéfices potentiels que le changement pourrait nous apporter.  Lorsque nous refusons le changement, nous décidons de rester avec les problèmes et les frustrations actuels.  Au fil du temps, il y a une augmentation des frustrations et un éclatement possible des relations interpersonnelles.

Parfois, cela peut nous obliger à prendre des décisions impopulaires que des personnes qui nous entourent depuis longtemps ne comprendront pas.  On parle ici de dissonance cognitive.  Toutes les personnes de notre entourage changent au fil des années.  Les idées partagées à une certaine époque ne sont tout simplement plus les mêmes.

“Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.”

«La dissonance cognitive, un concept introduit par le psychologue social Leon Festinger, est un état de tension ressenti par une personne en présence de cognitions (connaissances, opinions ou croyances) incompatibles entre elles.»(Source: http://www.psychomedia.qc.ca/lexique/definition/dissonance-cognitive  )

L’être humain évolue tout au long de sa vie.  Les croyances qu’on défendait à 20 ans ne sont parfois plus les mêmes à 50 ans.  Nous continuons d’apprendre constamment et nous le faisons tous à des vitesses différentes.  Nos opinions se modifient et tout ce qui nous semblait être une évidence devient tout à coup quelque chose de totalement illogique.

Il n’y a pas de sujets plus propices que d’autres, mais des sujets comme la religion et la politique sont de bons exemples.  Ces deux sujets peuvent facilement amener des tensions entre deux personnes.  Il se produit à ce moment-là une réaction de l’une des deux personnes.  Comme elle n’est pas capable d’admettre une opinion différente de la sienne, elle va prendre toutes sortes de moyens pour détruire l’argumentaire de l’autre.  Elle veut retrouver son équilibre.

Il y a un côté très émotif qui entre en jeu à cet instant.  Ce sont les valeurs de l’un contre les valeurs de l’autre.  Il n’y a pas de victoire dans cette lutte, seulement deux personnes qui ne peuvent pas admettre les opinions, les connaissances et les croyances nouvellement acquises.

Deux choix possibles

Le premier choix est d’éviter de parler du sujet qui a causé le conflit cognitif.  C’est par contre un jeu dangereux parce qu’en évitant certains sujets chauds, nous devenons l’ombre de nous-mêmes.  Une pâle copie sans goût et sans saveur.

Le deuxième choix est le plus difficile.  Il nécessite de continuer à être qui nous sommes au risque d’entraîner la rupture entre ces personnes.  C’est une situation qui peut être parfois définitive.

C’est plus difficile à assumer dans certaines situations, surtout lorsqu’il s’agit de la famille proche( père, mère, frère, soeur).  Lorsque les différences sont trop grandes, il n’est pas facile d’en arriver là.  C’est parfois le prix à payer pour sauver son intégrité et garder son estime de soi.

Conclusion

Dans ce qui vient d’être exposé, il ne semble pas y avoir de consensus. D’une part, si je reste dans mon coin et que j’endure la situation, je reste frustré.  D’autre part, si je communique le nouveau moi, il y a risque de rupture avec des personnes qui sont proches de moi et qui ne comprendront peut-être pas sur le moment ce qui se passe.

Elles chercheront des alliés à l’extérieur de la relation pour retrouver leur équilibre.  Ces alliés sont principalement là pour rassurer la personne dans ses convictions.  Ce ne sont pas des situations faciles à vivre à cause de la pression sociale.  Nous détestons les gens qui pensent différemment de la majorité.  C’est dérangeant.

La compréhension des relations interpersonnelles et les différents mécanismes de défense qui les entourent permettent de mieux cheminer dans le respect de l’autre.  Ce sont les différentes opinions qui créent le progrès et l’avancement.  Le statu quo est ce qui freine les relations satisfaisantes.  De plus, les frustrations augmentent au fil des jours et des années.

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10 qualités incontournables pour devenir un communicateur efficace

Pourquoi pensons-nous être de très bons communicateurs?

C’est la question essentielle à se poser.  Pour ma part, je travaille dans un milieu où tous sont censés être de très bons communicateurs.  Pourtant, lorsque je prends le temps d’observer réellement ce qui se passe autour de moi, j’en viens vite à la conclusion que 99% des personnes qui m’entourent sont assez nulles dans ce domaine.

Mise en situation

Nous connaissons tous des gens qui sont de très bons communicateurs.  Pour ces personnes, c’est quelque chose d’inné.  Pour d’autres, le seul fait de s’exprimer devant quelqu’un ou un groupe est un de leurs pires cauchemars.

Tout cela m’a rappelé une situation que j’ai vécue lorsque j’étais encore à l’université.  L’été, je devais pour survivre trouver un emploi.  Un bon matin, nous étions trois à la maison et l’un de mes amis de l’époque qui se cherchait lui aussi un emploi se décide à ouvrir le journal pour voir les emplois disponibles.  Il porte son intérêt à une annonce qui demande des compétences en administration et une très longue liste de qualités que la personne recherchée devrait avoir.

Ce qu’il faut savoir, c’est que cet ami n’était pas étudiant comme moi et l’autre personne présente.  De plus, il ne détenait aucun diplôme.  Il avait été vendeur de toutes sortes de trucs.  Un excellent vendeur!  L’autre personne présente, quant à elle, détenait un baccalauréat en administration et une bonne partie des qualités demandées.  Par contre, il n’était aucunement question pour lui d’envisager de postuler pour obtenir cet emploi puisqu’on demandait d’avoir au moins deux ans d’expérience.

Notre ami vendeur décide que cet emploi est fait pour lui et il part sur-le-champ porter son CV.  Quelques jours plus tard, il recevait un appel, il avait obtenu cet emploi.

Qualités d’un bon communicateur?

Dans le cas qui nous intéresse, je peux affirmer sans me tromper que ce sont les qualités de communicateur qui ont permis à mon ami d’obtenir cet emploi.  Son habileté à être un communicateur efficace a été le facteur clé dans l’obtention de l’emploi.

La bonne nouvelle est que tout le monde peut développer de bonnes compétences en communication.  De plus,  il est encourageant de savoir que les petites améliorations dans notre capacité à communiquer avec les autres auront un effet positif sur la qualité de notre vie personnelle et professionnelle.

Sur quels critères d’analyse porte ma réflexion?

Tout d’abord, les qualités que l’on attribue aux bons communicateurs sont souvent rattachées à la prosodie.  La prosodie, c’est la manière de parler de l’émetteur.  À l’école, pendant les exposés oraux, les enseignants de français évaluent les élèves avec ces critères.  Concrètement, il s’agit de l’accent, du rythme, du ton, du débit et de l’intonation.  En ne considérant que ces critères,  nous sommes tous d’excellents communicateurs.  Je trouve personnellement que c’est un peu réducteur.

J’ai personnellement été évalué sur mes qualités à transmettre un message devant plusieurs types d’audience lors de mes études universitaires ( baccalauréat en communication publique et baccalauréat en enseignement du français) et par la suite dans le cadre de mon travail.  On ne m’a jamais dit que j’éprouvais de la difficulté à communiquer.  L’évaluation était basée sur des critères d’apparence et de rendu du message.

Pourtant, je le sais, même si j’ai toujours pensé que cela était une force, je m’aperçois que mes relations avec les autres ne sont pas nécessairement faciles.  Ma capacité à prendre beaucoup de place dans un groupe cache une incapacité à communiquer de manière efficace.

Lorsque ce jeu s’arrête pour moi, j’ai tendance à m’enfermer dans mon coin et à m’isoler des autres.   Cela me permet d’observer les réactions que cela provoque. Je suis toujours étonné de voir que malgré le malaise que cela crée, personne n’ose demander pourquoi je fais cela.

Dans cette article, je dresse un parallèle en la capacité à écouter et la productivité: 

https://fredericbelley.com/ecoute-active-et-productivite/

C’est soit de la lâcheté, soit de l’inconscience.  J’ai remarqué que très peu de personnes se préoccupent réellement des autres.  L’empathie n’est pas une qualité que beaucoup détiennent.  Je dois moi-même faire un travail personnel là-dessus et sortir de ma tête.  Arrêter d’avoir peur et affronter mes démons.  Voyons maintenant pourquoi cela n’est pas suffisant.

Comment devenir un bon communicateur

Compétence nº1 : Intéressez-vous à la personne devant vous

Lorsqu’on s’intéresse aux gens, ils sont tout à coup mieux disposés à se confier à nous.  Il faut s’intéresser aux sujets traités par notre interlocuteur, peu importe le rang qu’on occupe dans la hiérarchie.  Les bénéfices sont plus grands pour tous tant du point de vue personnel que professionnel.

Compétence nº2 : Posez des questions ouvertes au sujet de leurs intérêts

Qu’est-ce qu’une question ouverte?   Une question ouverte est une question qui ne se répond pas  par oui ou non.   Voici un exemple : si je demande à quelqu’un «Est-ce que ça va bien?»   Généralement, les gens vont dire oui ça va bien.   Fin de la réponse.

Une question ouverte, par contre, va amener notre interlocuteur à développer sur ses intérêts personnels comme dans l’exemple suivant : «Qu’est-ce que tu as fait en fin de semaine? ». Bien entendu, notre interlocuteur n’aura d’autre choix ici que de développer une réponse de plusieurs phrases.

Compétence nº3 : Écoutez attentivement tout ce qu’il dit

L’écoute active est souvent mentionnée lors qu’on parle de communication. Il ne faut jamais être dans notre tête et réfléchir à la prochaine question qu’on va poser ou au travail qu’on a à faire par la suite.

Il faut plutôt être en écoute active de la personne qui est face à nous.  Cela montre aux gens que vous êtes intéressé par ce qu’ils ont à dire et que vous êtes complètement engagé dans la conversation.

N’hésitez pas à interrompre la personne s’il y a quelque chose que vous ne comprenez pas.  Cela démontre votre intérêt et vous aidera à combler toutes les lacunes potentiellement gênantes de la communication.

Compétence nº4 : Gardez le contact avec les yeux

Le contact avec les yeux communique à l’autre personne que vous êtes non seulement intéressé à elle, mais cela dit aussi que vous êtes digne de confiance.  Il ne faut toutefois pas exagérer le geste et y aller quand même avec modération.   La conséquence positive de ce geste est que les gens vous accorderont naturellement plus d’attention.

Compétence nº5 : Révélez un peu de vous-même

Une des meilleures façons de gagner la confiance de quelqu’un est de vous révéler aussi ouvertement que possible.   On peut par exemple raconter des histoires sur des évènements intéressants de notre vie ou simplement décrire des cas loufoques de la vie quotidienne normale.  Il faut quand même porter une attention particulière à ne pas s’éloigner trop loin de l’intérêt et des valeurs de la personne qui nous fait face.

Compétence nº6 : Partagez un but commun

On entend souvent les patrons valoriser le travail en équipe.  Pourtant il n’en est rien.   Combien de fois nous arrive-t-il de rencontrer notre patron qui nous salue rapidement en ne prenant même pas le temps de s’intéresser à qui l’on est ?   Il faut construire et développer un intérêt commun tant dans le travail qu’au niveau personnel.  L’utilisation du pronom personnel «nous» aidera grandement à construire une liaison entre toutes les personnes de l’équipe.  Ainsi, tous partageront un intérêt commun.

Compétence nº7 : Affichez votre plus beau sourire

Quand vous souriez aux gens, vous communiquez que vous les aimez et que leur présence vous apporte le bonheur.  Cela les fera sourire à leur tour et permettra déjà avant même les premiers mots d’établir le contact.  Assurez-vous que votre sourire est sincère parce que s’il ne l’est pas, la personne face à vous va le sentir.

Compétence nº8 : Donnez des encouragements

On ne connaît jamais les bagages que transportent les personnes qui nous entourent ni la charge émotive qui les accompagne.  On évite de manière générale les problèmes qui n’ont rien à voir avec la relation.  Cela permet à la personne de surpasser ses propres limites et de faire face aux problèmes qui les empêchent d’avancer.

Compétence nº9 : Soyez un bon leader

Le langage corporel et le ton de la voix indiquent à l’autre personne notre niveau d’énergie.  Un bon communicateur qui aurait l’air déprimé risquerait de transmettre un double message à son ou ses interlocuteurs.  Agir en bon leader, c’est être présent pour l’autre en ayant en tête le message à transmettre afin d’obtenir pour nous le meilleur résultat possible.  Il ne faut pas oublier que le but est de devenir un habile communicateur.

Compétence nº10 : Construisez des amitiés

Il existe trois niveaux d’amitié : les connaissances, les amis, les amis intimes.  Chaque jour, nous côtoyons tous au travail et dans nos loisirs des personnes qui appartiennent à l’un de ces trois niveaux.  Nous ne partageons évidemment pas les mêmes informations à toutes ces personnes.  En appliquant les compétences ci-dessus, vous serez peut-être surpris de voir certaines personnes, si cela est votre désir, se rapprocher de vous.

Conclusion

Si vous prenez le temps de développer ces compétences de communication interpersonnelle, vous améliorerez considérablement votre capacité à être à l’aise avec toutes les personnes qui vous entourent.  Prenez le temps d’observer les personnes qui utilisent ces compétences.  Vous verrez qu’elles les utilisent naturellement et qu’elles savent s’adapter à la situation de communication.

N’essayez pas d’utiliser toutes ces compétences nouvelles pour vous d’un seul coup.  Choisissez  pour commencer celles (1 ou 2) qui conviennent le mieux à votre personnalité.  Il faut être détendu et surtout observer et noter les résultats obtenus qu’ils soient positifs ou négatifs.  Il faut persévérer et ne pas hésiter à relire les 10 compétences pour en améliorer votre compréhension.

Laissez vos commentaires et questions, au bas de cet article.  Il me fera plaisir d’y répondre.

Bonne communication interpersonnelle